Vu l'ambiance du blog de cet été, je vais essayer d'être léger, léégeer... Non, je n'y arriverai pas ! Mais qui n'essaie pas...

     Alors voilà, en chassant les idées noires du matin (je les développerai un jour, vous verrez, elles valent bien celles de la nuit !), je me suis demandé comment faire rire sur cette page... Eh bien, je n'ai pas trouvé... Mais, quand même, la recherche m'a mis sur une autre piste et j'ai souri (si si, ce n'est pas une image), j'ai souri, seul, face à l'écran, sans grande raison ni espoir d'un lendemain plus solide, juste souri, à moi-même, à l'écran, à vous derrière...

     Pourquoi ? Parce que. Parce que j'ai pensé au seul roman qui m'a fait rire ces quinze dernières années. Solidarité d'écrivains, on n'est pas des légers dans le genre... Personne qui veut faire rire, personne qui sait ! Le Chameau sauvage de Philippe Jaenada, ça vous dit rien ? C'était son premier roman, en 1997, et hop il nous fait marrer ! Et hop, il obtient le quatrième Prix de Flore ! (vous pouvez lire ici un court texte sur son site, où il décrit la soirée de remise du prix, dans un délire mégalo-sympathico-ridiculo) Et hop ça décoiffe ! Lisez-le, je n'ai pas envie d'en dire trop sur le chameau, il est sauvage tout de même, ça se goûte, ça se feuillette un livre comme ça, avec ses personnages improbables, la belle Pollux...

     Tiens je vais le contacter le bougre, on verra bien !

     Et ce matin sur la toile je découvre qu'il n'est pas si léger l'écrivain ! Il est comme moi, qui retrouve ma vieille nouvelle La libre chute, il parle de chute dans son roman à sortir à la rentrée littéraire : La Femme et l'ours, septembre 2011, Grasset (ça change des titres des oeuvres de Miró

 

: Femme et oiseau...). Je cite, depuis son site, sans lui demander la permission à notre écrivain, je sais, ça se fait pas :

"L'’histoire, c’est celle d’une chute en spirale. La chute douloureuse du narrateur au fond du gouffre, entourée, accélérée par des ribambelles de chutes voisines, parallèles ou concentriques : celle d’un poivrot désenchanté qui n’a pas de bol, vit dans une cave mais tombera plus bas, celle du plus grand joueur de poker de tous les temps, d’une spéléologue trop portée sur les expériences, d’une jeune femme, au Moyen-Age, malheureusement kidnappée par un ours (d’où le titre), d’un petit trapu qui ne s’est jamais remis de son amour d’enfance, et d’une vieille femme figée dans l’attente de son infirmière. (Espoir et gaieté sont bien au rendez-vous, donc.) Et au milieu, la chute du brave narrateur, qui quitte femme et enfant, qui fuit vers le bas parce qu’il n’y a pas trente-six issues, qui court après une belle fille stupide à gros seins, cheveux longs et courte jupe, puis traverse la France en piqué et s’écrase à Monaco dans une flaque de sang. En morceaux. A ce moment-là, bien sûr, c’est sordide."

     A plus Phlippe J., merci pour les blagues ! J'en ris encore de votre personnage face à son mur de plâtre, se réveillant, perdu, alccolisé tous les matins, ah quel chameau !