3563    Le 4 mars 2009, j'ai lu la bande dessinée Sangsuc : Le Château de monsieur Sangsuc de Marc Jailloux, publiée en 2002 chez Pointe Noire     , qui arrêta ses activités la même année. Je l'avais vue à sa sortie, mais ne l'avais pas lue alors. Marc a illustré mes deux premiers recueils de poésie sortis chez les Editions Personnelles en 1999. Marc est très doué, c'est une évidence, comme notre ami commun dont j'ai

 

couverture tirée de l'excellent site bdparadisio.com

 

déjà mis une planche sur ce blog, Stéphane Pêtre, l'auteur de la très bonne série Marbot.

     La narration de sa première bande dessinée professionnelle (j'ai vu les autres, avant celle-ci, aux Editions Personnelles, tout était déjà très beau) est très maîtrisée, analepses, anticipations et autres techniques narratives. Mais le dessin est inégal, les traits des visages proches de ceux de Bézian et des détails mal finis comme certaines expressions du personnage, larmes... des cases font "plates", taille du personnage planche 32, page 34, case 4, le bras gauche... Je n'apprécie pas non plus les cadres planche 3, page 5, case 1. Le lit, case 6, planche 3, page 5 est mal foutu, perspective et forme. J'aime bien le personnage statue case 3, planche 11, page 13. J'ai du mal à assimiler dans la narration qu'un tableau d'Albert Sangsuc en train de fumer de l'opium ait été peint par qui que ce soit. Ce tableau n'est là que pour faire avancer l'histoire maladroitement.

 

     Eh bien, voilà ce que j'avais écrit après sa lecture... On dirait que c'est foiré, alors que non, j'en garde un bon souvenir. C'est fou, plus on est précis, plus on est critique. Marc Jailloux est très doué, il a proposé une bonne première bande dessinée, c'est ça que je voudrais qu'on retienne de ce message. Je ne parle pas sur ce blog des mauvaises productions, j'essaie de ne garder que le bon, c'est pour ça que j'ai l'air sévère, le mauvais, je ne l'évoque pas, à qui cela servirait-il ?