C'était il y a deux semaines. Je rêvais.

     Une amie de ma longue adolescence marche avec moi le long du canal du midi. Nous avons fui un repas familial interminable. Nous avons quitté le chemin de halage pour monter dans un arbre taillé en forme de lit. Les caresses pleuvent dans ce refuge imprévu et invisible hors du bosquet. Je la regarde au moment de pénétrer ses cuisses et  mon sexe brille de feux que je lui ignorais. Il est tout cristal. Elle regarde à son tour la curiosité, la caresse. Mon sexe est transparent, tendu (et froid peut-être). Interdits, je ne sais si j'ai plongé dans sa source. Ce que je sais, c'est que c'était doux et que longtemps nous sommes demeurés dans ce lit-cage, dans ce lit-arbre.

     Revenant à la table, le mari jaloux n'était pas celui actuel, mais le vieil ami de notre jeunesse, vingt-cinq ans plus tôt son premier amant...