ulysse bois

« Infortuné, ne pleure point en ces lieux, et ne consume pas ta vie dans la tristesse ; car je suis prête à te renvoyer. — Hâte-toi donc d'abattre ces arbres élevés, et de les joindre avec de l'airain pour te construire un large radeau ; puis attache à la partie supérieure de ce radeau un plancher qui puisse te porter sur les flots à travers la mer ténébreuse. Moi, je te donnerai du pain, de l'eau, du vin aux sombres couleurs, du vin qui fortifie le courage, pour éloigner de toi les tourments de la faim et de la soif. Je te donnerai encore des vêtements et je t'enverrai un vent favorable. J'espère alors que tu parviendras heureusement dans ta patrie, si les dieux le permettent, les dieux qui l'emportent sur moi, et par leur sagesse et par leur puissance. »