19 avril 2015, Elsa à Hervé :

 

Loi de voyage
Ne jamais arriver dans une ville un dimanche à moins que l'on sache pourquoi, par exemple pour une célébration spéciale, un festival de diables des rues, une procession christique ou un marathon. Sinon, et surtout si on ne passe qu'une journée, on peut croire à une ville morte alors que la festive veille au soir ou le lendemain affairé montreront le contraire.
Deux options retenues parmi celles qui se déclinent à partir de ce précepte.
Arriver le samedi soir, et entrer aussitôt dans la fête. Animation mais peut-être solitude dans la foule. Encore que, pour peu qu'on soit liant ou bien roulé, ou encore bien fagoté de sorte à mettre en valeur ses atouts personnels, allez, si si on en a tous, on fait facilement connaissance les soirs de fête collective en Amérique latine. Restent les jours suivants pour surfer, planer sur cette première ambiance porteuse en traversant la ville comme si elle nous appartenait déjà.
Ou bien arriver un jour de semaine. Prendre le temps de s'acclimater, et finir en apothéose festive le samedi soir. Les jours précédant cette consécration du voyageur, auront peut-être permis de faire des rencontres favorisant l'entrée dans l'esprit festif du samedi soir.
Ou alors, on fait la poule et on a le droit, et chacun sa ville. De jour. De nuit. Chouette pourtant quand on arrive à faire les deux je crois.