Au bord de la Garonne, je cuisais et pas qu'à cause du soleil de plomb ! Le livre de Bret Easton Ellis a eu le don de m'agacer ! Je suis allé au bout malgré tout... Pourquoi était-il si creux ? Pourquoi le présente-t-on comme la relève des romanciers américains ? Vain, mal ficelé, même si la perplexité des personnages est dans l'ensemble satisfaisante, il y a très peu d'intérêt à lire cette peinture du fric et des déviances d'Hollywood. Citer autant de maques d'habits, de boissons alcoolisées, quel est l'intérêt ? On lit, c'est creux, c'est plat, il y saupoudre des histoires style polar ou thriller, indéterminées, inefficaces ! Je préfère même et de loin un paumé comme Dan Fante, fils du très grand John Fante ! Je comprends qu'il puisse servir de modèle à Frédéric Beigbeder, à la limite...

     Ce qui m'a énervé davantage en vérité, c'est que le roman que je viens d'écrire est dans la même veine, des thèmes en commun, narration intérieure... Je sais que le mien n'est pas pire que ce roman mais malheureusement je sais surtout qu'il n'est pas mieux ! Certitude ce soir qu'encore une fois je ne serai pas publié... C'est comme ça, il faut que je bosse plus, que je me pète plusieurs tendons pour être sûr d'écrire ! Ah le prochain, comme il sera beau...