une grande fatigue

 

il nous reste l'océan

les morts remontent

mais il nous reste le vent

qui entre et fouille

qui fouette les drisses

et dresse l'oubli

 

il nous reste la grève

-lissée elle nous soustraie

un temps de nous-

 

rien que les vagues tapant

le sable chantant

et les oraisons tirant

nos larmes sans âge