Vertigineux vide, j'absorbe tout ce que je peux pour ne pas glisser dans ce trou, la vie de Zweig en documentaire, des courts métrages très beaux (dont Dissonance de Till Nowak), des parties d'échecs à foison, même Disney au ciné ! Et entre tous ces trompe-l'oeil, le quatrième début différent du roman nouveau qui ne veut pas sortir... Envie du coup de rédiger beaucoup de chapitres un, ils s'appelleraient : 1, 1', 1'', 1''', 1''''... ou 1, 1 encore, 1 toujours, 1 pour changer...

     Cet épais silence nous pousse au milieu de la disparition et des mots.

    Je cite ce nouveau début, sachant que quand je le dépose sur le blog, c'est mort, je ne reprends pas ces traces dans ce que j'essaie de nommer fiction, ici seulement l'antichambre de l'écriture...

Je m'autocite pour changer :

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1 Pas comme l'autre. Je peux pas. Lui pas pareil, depuis longtemps. Perdu. Moi pas pareil. Toujours une idée chasse l'autre, ça se mélange parfois, tout le temps, mais c'est plein de couleurs, suffit de tirer un des fils, la pelote vient par bout, des bouts d'arc-en-ciel. C'est comme l'ongle, je gratte, on croit que c'est la peau, non, des milliers de peaux, on peut gratter comme ça sans s'arrêter, on creuse et on nettoie en même temps. C'est pas sale pourtant, comme un oignon sans terre ni moustache.

"