29 juin 2016

delirium *3

j'avais déjà tout donné dans un poème mes tripes répandues en 1999 place Saint-Sernin pantelantes sur les étoiles bleues du pourtour tout a dû sécher depuis qui se souvient des poissons dans le sol frais de mes mots perdus de ton sourire face à la flèche de nos sommeils croisés des fuites comme des rêves mes histoires que tu lisais alors les enfants qui n'avaient pas encore poussé dans ton ventre l'amour est mort et mes poèmes ne sont toujours pas lus crois-tu qu'ils ont enlevé la tombe de notre petite je les imagine... [Lire la suite]
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29 juin 2016

delirium *2

c'est au silence que je crie vous êtes aveugles sourds muets des cadavres plein la bouche à vomir quelle histoire il vous faut une main en avez-vous à tendre des mélasses où je rampe vous prendrez les vocables de crise tressés en gentille poésie non ne prenez rien continuez votre chemin pèlerins au ventre plein aux oreilles débordées poursuivez le long de la voie les poètes pantelants pendus à la colle de leur blague d'âme vous regardent à chacun sa ballade à quoi ont-ils pu croire pour ça pour ce silence ces peurs... [Lire la suite]
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29 juin 2016

delirium *1

quand je vois passer le rat sur la terrasse je suis sûr qu'il s'agit du même celui qu'on a mis là pour moi le représentant absolu ma blague d'âme avec une queue crénelée mes syllabes mêlées à ses pattes nos yeux jaunes le rire des poussières volantes on a disparu tous les deux sous le buisson de ma fable  
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29 juin 2016

comprenne qui...

     Et ça continue, celle que je faisais rimer avec fanes dans ma chanson a été lue sur France culture, et vas-y qu'elle prend le gradus et qu'elle balance son inventraire à la Prévert fatigué ! Pitié ! Gentille femme au demeurant qui me regardait d'un drôle d'oeil aux quarante ans de mon amie parisienne...  
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29 juin 2016

sans rien ni rimes

des faisceaux électriques j'entends tout ça grincer en tête personne n'entend personne n'en rit comme avec les borborygmes les pensées mortes avalent leur pied comme la langue
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28 juin 2016

redite et venin rentré

     Je me souviens avoir croisé des poètes, de chez P.O.L. et ailleurs, du mal des fois à me retenir, tout ce que pourrais dire serait perçu comme jalousie, aigreur, je n'y peux rien, j'ai feuilleté, j'ai lu, j'ai souffert, et à la lecture et aux paroles...     Je reprends ma chanson non publiée chez les vents contraires en octobre 2011 et me retiens de cracher mon venin, c'est mieux comme ça : chanson pour midinette littérature moderne   quand je me sens molle je lis mes POL quand je me... [Lire la suite]
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28 juin 2016

sans titre ni rien

j'ai épuisé le je et je sais qu'il n'y a rien après dans les sauts que l'on ne fait pas on sait ce rien ceux qui sautent rêvent sûrement d'ailleurs  
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26 juin 2016

eh quoi, je vais mourir avec tout ça en tête !

     En tête : La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Dans mon souvenir, c'était Rimbaud, non semble-t-il ! Mallarmé ! Mémoire trompeuse, de l'oubli comme dit Soupault...
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26 juin 2016

du front littéraire

     Pas sorti de l'obsession du jeu d'échecs, mais lu un peu en ce moment, l'écriture n'est pas loin...     Le premier Foenkinos que je lis, Le Mystère Henri Pick, m'a laissé perplexe. D'emblée, l'écriture m'a semblé limité, faible, les accroches visibles, mais je l'ai lu en une journée, saisi que nous ayons les mêmes passions : Brautigan, Kennedy Toole... Il évoque même Tesich que j'ai acheté le même jour que son Pick ! L'intrigue fonctionne, voilà, la littérature sur des rails, c'est ça que je ne... [Lire la suite]
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16 juin 2016

lire en dormant

     Lu hier L'étourdissement de Joël Egloff, petit livre vite lu, décalé, aux scènes loufoques, à la vie vide. J'ai pensé au beau Cartons de Pascal Garnier pour l'humour, le tableau de la vie dure à avaler. Tournant les pages, je pensais à mon style, ressemblant au sien, phrases rapides, vite torchées. Il me faut trousser une atmosphère surtout, pas tant besoin d'aventures.
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