16 septembre 2016

kakkerlakken ou la vie normale

En reposant après minuit la somme achevée de Dantec, j'ai pensé deux secondes que j'avais le droit de reprendre une vie normale. M'alitant, me tournant, me tourmentant, la vie normale, la vie normale, oui bon, bien joli ce rien, la vie normée dans son cercueil quotidien... Et les images me reprennent, tournoyant dans cette ombre de sommeil, ma vie normale comme un bouchon sauté du gaz, les crevasses de mes peaux mortes, les 1,5 tonnes que je soulève chaque soir pour croire que rien ne tombe, les couples nus qui jouent aux estampes... [Lire la suite]
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12 septembre 2016

garde-la

"je vous apporte la peste" aurait dit le voyageur si tu savais ô Sigismund à quel point tu touchais juste en atteignant les terres anciennement nouvelles   cent six ans de mythologie ressucée pour le nombril bourgeois   le ciment prend encore comme aux premiers jours de tes délires preuve en est tes héritiers et leurs détracteurs   je n'ai pas créé ta bulle j'ai piétiné l'idée même du transfert   mais pour te plaire ô Schlomo mes pertes m'ont porté trop loin j'attends les arrêts faute de cure... [Lire la suite]
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08 septembre 2016

la pèche Maurice !

    On m'a prêté Les racines du mal de Dantec, folie ! Comment ce type va tenir ! Il balance tout dès les premières lignes !
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04 septembre 2016

pourquoi

à la question pourquoi j'écris je répondraisla vie produit tellement de merdes que j'essaie de la concurrencer un peu
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03 septembre 2016

au vide

cette attirance au vide je viens de comprendre à jeun perdu ce n'est que l'entraînement impossible à la fin les arrêts toujours
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03 septembre 2016

Elster et non Elstir

     Encore un roman américain, après Brautigan, Don Delillo, prêté par un collège, le premier que je lis de lui, Point Oméga, au départ froid, tellement éloigné de la phrase intérieure de Brautigan, et puis ça se déploie malgré tout, même si le dernier tiers m'a paru emprunté, ça fonctionne quand même, on évite des travers narratifs trop évidents, même si le détour choisi n'est guère moins cliché que celui évité, et puis l'effet de boucle se déclenche pour clore le tout, que dire ?
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01 septembre 2016

les franges des yeux

     Quand j'ai lu le Pick de Foenkinos, j'avais égaré L'avortement de Brautigan. C'est en cherchant mes dossiers sur la réforme, que je l'ai retrouvé : folie des périodes, comparaisons hallucinées, poésie dingue !      Je cite ledit Richard (traduit par Georges Renard) : "Je regardai à l'intérieur de son visage avant de lui enlever son slip. Son visage avait l'air calme et, bien qu'il y eût encore de brefs éclairs de foudre bleue, les yeux restaient doux sur leurs franges et les franges... [Lire la suite]
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