19 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (7)

     Il avait été entendu tout de suite que je passerais la nuit là ; le village le plus proche était encore à plus d’une journée et demie de marche. Et, au surplus, je connaissais parfaitement le caractère des rares villages de cette région. Il y en a quatre ou cinq dispersés loin les uns des autres sur les flancs de ces hauteurs, dans les taillis de chênes blancs à la toute extrémité des routes carrossables. Ils sont habités par des bûcherons qui font du charbon de bois. Ce sont des endroits où l’on vit mal.... [Lire la suite]
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18 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (6)

     Son ménage était en ordre, sa vaisselle lavée, son parquet balayé, son fusil graissé ; sa soupe bouillait sur le feu. Je remarquai alors qu’il était aussi rasé de frais, que tous ses boutons étaient solidement cousus, que ses vêtements étaient reprisés avec le soin minutieux qui rend les reprises invisibles.      Il me fit partager sa soupe et, comme après je lui offrais ma blague à tabac, il me dit qu’il ne fumait pas. Son chien, silencieux comme lui, était bienveillant sans... [Lire la suite]
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17 juin 2017

adaptation lente

     Paralysé par la vie, j'ai moins écrit cette semaine. Hier dans la nuit, j'ai décidé de ne plus jouer aux échecs en ligne, j'ai tenu ce matin, j'ai fait mon ménage à fond, j'ai lu, j'ai regardé les autres jouer en ligne un peu c'est vrai, fait des courses, et ai repris l'adaptation en bande dessinée de mon roman, j'en suis à la planche 16, j'avais pensé à une centaine de planches mais je crains que comme la dernière (124 planches je crois), ça va être plus long, je pense 135...
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17 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (5)

     Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau - excellente - d’un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire.      Cet homme parlait peu. C’est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance. C’était insolite dans ce pays dépouillé de tout. Il n’habitait pas une cabane mais une vraie maison en pierre où l’on voyait très bien... [Lire la suite]
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16 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (4)

     C’était un beau jour de juin avec grand soleil, mais sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable. Ses grondements dans les carcasses des maisons étaient ceux d’un fauve dérangé dans son repas.      Il me fallut lever le camp. À cinq heures de marche de là, je n’avais toujours pas trouvé d’eau et rien ne pouvait me donner l’espoir d’en trouver. C’était partout la même sécheresse, les mêmes herbes ligneuses. Il me sembla apercevoir dans... [Lire la suite]
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15 juin 2017

un non qui fait du bien

     J'ai trouvé dans ma boîte aux lettres une réponse d'un des dessinateurs que j'avais contactés pour illustrer ma bande dessinée.      Ce fut certes un refus mais il m'a fait du bien ! Humain, il me semble sincère... Il l'a même accompagnée d'un ex-libris... Je cite : "Jeudi 08 juin 2017 Bonjour H., J'ai parcouru avec attention votre proposition d'adaptation, flatté et touché que vous ayez pensé à moi pour la mettre en image. Mais comme vous le savez je ne travaille pas avec des... [Lire la suite]
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15 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (3)

     C’était, au moment où j’entrepris ma longue promenade dans ces déserts, des landes nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d’altitude. Il n’y poussait que des lavandes sauvages.      Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d’un squelette de village abandonné. Je n’avais plus d’eau depuis la veille et il me fallait en trouver. Ces maisons agglomérées, quoique en ruine, comme un... [Lire la suite]
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15 juin 2017

vagabonds maudits

     Plaisir à relire doucement les Poèmes saturniens de Paul Verlaine, et d'y découvrir un aspect précieux et désuet qui m'échappait il y a trente ans... Des pépites au milieu de poncifs vus de biais, étrange...   Grotesques Leurs jambes pour toutes montures,Pour tous biens l'or de leurs regards,Par le chemin des aventuresIls vont haillonneux et hagards.Le sage, indigné, les harangue ;Le sot plaint ces fous hasardeux ;Les enfants leur tirent la langueEt les filles se moquent d'eux.C'est qu'odieux et... [Lire la suite]
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14 juin 2017

reste à voir le film

    Plaisir de lire et de finir Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, efficace, malin, bancal à souhait, réussi !
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14 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (2)

     Il y a environ une quarantaine d’années, je faisais une longue course à pied, sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence.      Cette région est délimitée au sud-est et au sud par le cours moyen de la Durance, entre Sisteron et Mirabeau ; au nord par le cours supérieur de la Drôme, depuis sa source jusqu’à Die ; à l’ouest par les plaines du Comtat Venaissin et les contreforts du Mont-Ventoux. Elle comprend... [Lire la suite]
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