Cette femme sème la crainte sur son passage. Le mal la prend généralement à certaines époques du mois, lorsqu'elle est près de l'eau. Par quel curieux pouvoir l'eau attire-t-elle les épileptiques ? Il suffit qu'elle se trouve devant le miroir changeant de la fontaine pour qu'elle s'abatte dans la conque, comme un tronc coupé au ras du sol, la bouche écumante. Alors quelqu'un accourt en hâte, retire la bonne femme de l'eau, et le soir, Ulysse, sous l'oeil apitoyé des voisins, vient nettoyer la margelle verte, car les chevaux et les autres bêtes des fermes refusent de boire une eau souillée de cette façon. Il fait le travail en jurant. Croyez-vous que ce soit une vie pour cet homme ?