24 mars 2020

lettre à l'époque

     Lettre adressée à l'époque des opinions toutes faites et défaites,     Cette courte lettre à toi l'époque, à vous les opinions toutes faites, pour exprimer une fatigue que j'espère passagère et peu profonde.      Tout est fait pour le partage au 21ème, là où j'habite, à l'époque où je vis. Partage de tout, de rien surtout. Nos pensées ne m'apparaissent principalement que comme surfaces, réactions aux partages inquantifiables de ce que nous ne pouvons pas parvenir à lire en... [Lire la suite]
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22 mars 2020

plafond de glace

     J'ai dit adieu à la montagne. Au coeur du glacier, j'ignorais tout des jours à venir, de l'enlisement dans lequel je tomberais, pas celui habituel qui me perd depuis toujours, un autre, le dernier, déjà là en avance. C'est beau de ne pas savoir le moment.
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13 février 2020

en tête

la tête en étau la fièvre comme un serpent s'insinue et bruisse en moi c'est presque doux
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28 décembre 2019

vent dedans

     Le rêve des crêtes,                       c'est de pouvoir basculer,                                            prendre le vent, ... [Lire la suite]
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27 décembre 2019

dans la tête, ces phrases qui naissent pour mieux mourir

Une peine de coeur ? C'est plutôt une bonne nouvelle, cesse de te plaindre... Tu as encore un coeur, bien enfoui, bien cabossé, mais qui bat encore pour d'autres, enfin, pour une autre...
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27 décembre 2019

retour aux fragments ("là ou tu n'es pas")

     Au hasard, presque, je me replongeais dans Roland Barthes, me sentant fragile et tendu vers une personne, relisant la définition de l'amoureux, celui qui attend, je tombe sur une autre de ses phrases ciselées dont il a le secret de la pertinence et du rythme ! Elle évoque l'acte d'écrire et le sentiment amoureux, deux domaines très distincts. "Savoir qu’on n’écrit pas pour l’autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j’aime, savoir que l’écriture ne compense rien, ne... [Lire la suite]
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23 décembre 2019

roulement

     Les mots avaient reculé comme pour faire place aux falaises. Le temps lui était compté depuis toujours, c'est juste qu'il s'était noyé consciencieusement dans quelques verres à moitié vides sans le savoir durant... Au point que... Au point qu... Au point q... Au point... Au poin... Au poi... Au po... Au p... Au... A... ... .. .
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08 septembre 2019

ne pas avancer

     Drôle d'état, dans mon cerveau les mêmes ritournelles depuis si longtemps, et les nouvelles se font une place avec ces ringardes. L'art de ne pas avancer d'un poil, de durer dans le rien, pour mieux épier les rares pépites qui pourraient briller dans le tamis...     C'est épuisant, aux aguets pour rien, ni personne, pour moi seul qui crois savoir toute l'importance que ces mots qui ne sortent que rarement requièrent.      Et à la fin, sans surprise, on disparaît dans le... [Lire la suite]
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17 mai 2019

sans distractions

     Pas d'internet chez moi, les blogs bloqués au travail, j'ai réussi à trouver un chemin pour rédiger à nouveau par ici !      Déménagé, toujours vivant... (déménager, c'est mourir beaucoup).     Des idées plein la tête ! Je me perds dans des temps morts, je ne me pose pas à mon bureau, c'est maintenant, sans internet ni rien que je devrais écrire... J'ai enlevé tellement de distractions ! Il ne reste plus que moi face au néant.
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07 mars 2019

presque cent ans, l'oeil vivant

     J'ai entendu ce matin à la radio que Jean Starobinski était mort ces jours-ci, étrange la puissance d'un nom dans notre imaginaire...      Je revois tout, les livres étalés, les bibliothèques, les rayonnages, les maux de tête, le temps qui doucement ne passait plus, quand j'essayais de déchiffrer ses approches herméneutiques...      Quelle culture, quelle somme ! Quand quelqu'un comme lui s'en va, le vide n'est pas récupérable.  
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