23 juillet 2017

plein les yeux

     Lu et vu de sacrées oeuvres hier entre les planches à découper !      Trois bandes dessinées dont je n'en retiendrai qu'une de Zéphir : Le Grand Combat, chez Futuropolis (2014) ! Beau ! Des fulgurances, des étoiles plein les yeux ! Pas envie de raconter l'histoire de cet ermite dans la forêt, à découvrir !            Et puis... et puis...      Le film de Carla Simón, Eté 93 : beau ! A pleurer ! Encore une fois pensé au délicat... [Lire la suite]
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21 juillet 2017

dans la lumière

     En attendant le pianiste Jean-François Zygel qui accompagne trois films dits muets il y a cinq jours le long de la Garonne, j'ai bien aimé cette lumière puissante et lourde...  
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21 juillet 2017

société galeuse

     Fini de lire Chien galeux de Don Dellilo que j'avais acquis pour offrir à un collègue qui lit surtout de la littérature américaine mais que je n'ai pas revu...      J'en avais lu un autre mais je ne me souviens pas du titre...     J'ai trouvé celui-ci plus tenu, plus serré. Où l'on voit notre société déviante et où on se demande bien pourquoi on continue de tourner les pages, englué dans les perversions de chacun dont la nôtre propre...
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01 juillet 2017

entre William

     Fini de lire Pas Pleurer de Lydie Salvayre, un peu inégal, du temps à entrer, et des moments forts mais mal menés, enfin... un bon moment malgré tout...      Je continue de lire au ralenti Mishima et Ernaux, bon !      Et quelle joie ces dix-sept jours avec Giono ! Commencé Un soir au club de Christian Gailly et Le Bruit et la fureur de William Faulkner, on verra bien... "It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing." L'autre William... ... [Lire la suite]
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29 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (17 et fin)

     Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d’ici paraissait devoir convenir. Il n’insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d’une heure de marche - l’idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux ! »      C’est grâce à ce capitaine que, non... [Lire la suite]
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28 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (16)

     En 1933, il reçut la visite d’un garde forestier éberlué. Ce fonctionnaire lui intima l’ordre de ne pas faire de feu dehors, de peur de mettre en danger la croissance de cette forêt naturelle. C’était la première fois, lui dit cet homme naïf, qu’on voyait une forêt pousser toute seule. À cette époque, il allait planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Pour s’éviter le trajet d’aller-retour - car il avait alors soixante-quinze ans - il envisageait de construire une cabane de pierre sur les lieux... [Lire la suite]
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27 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (15)

     Mais la transformation s’opérait si lentement qu’elle entrait dans l’habitude sans provoquer d’étonnement. Les chasseurs qui montaient dans les solitudes à la poursuite des lièvres ou des sangliers avaient bien constaté le foisonnement des petits arbres mais ils l’avaient mis sur le compte des malices naturelles de la terre. C’est pourquoi personne ne touchait à l’œuvre de cet homme. Si on l’avait soupçonné, on l’aurait contrarié. Il était insoupçonnable. Qui aurait pu imaginer, dans les villages et dans les... [Lire la suite]
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26 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (14)

     Il avait suivi son idée, et les hêtres qui m’arrivaient aux épaules, répandus à perte de vue, en témoignaient. Les chênes étaient drus et avaient dépassé l’âge où ils étaient à la merci des rongeurs ; quant aux desseins de la Providence elle-même, pour détruire l’œuvre créée, il lui faudrait avoir désormais recours aux cyclones. Il me montra d’admirables bosquets de bouleaux qui dataient de cinq ans, c’est-à-dire de 1915, de l’époque où je combattais à Verdun. Il leur avait fait occuper tous les fonds où... [Lire la suite]
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25 juin 2017

les transports de Jacques, Jodël et Christine

     Au Marathon des Mots, de belles rencontres !     Jacques Bonnafé interprète démentiellement Fierabras, inconnu de moi, une lutte à mort entre Sarrasins et Chrétiens, épiquement vôtre ! Il chante, il galope dans la chapelle des Carmélites, s'emballe, désarçonne, chute, remonte, rompt heaumes et écus, crie, chante, psalmodie, en avant ! Accompagné par le très posé en comparaison Jodël Grasset au luth et au psaltérion, une habitation, un déménagement mental, tout ça avec recul et ironie ! (ceci... [Lire la suite]
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25 juin 2017

L'Homme qui plantait les arbres, Giono (13)

     Le pays n’avait pas changé. Toutefois, au-delà du village mort, j’aperçus dans le lointain une sorte de brouillard gris qui recouvrait les hauteurs comme un tapis. Depuis la veille, je m’étais remis à penser à ce berger planteur d’arbres. « Dix mille chênes, me disais-je, occupent vraiment un très large espace ».      J’avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d’Elzéard Bouffier, d’autant que, lorsqu’on en a vingt, on considère les... [Lire la suite]
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