12 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (2)

     Le hameau des Lointes-Bastides est un tas de petites maisons branlantes, au fond d'une gorge du Ventoux. Bien que les villages de Bedoin et de Sainte-Colombe ne soient pas très éloignés des Bastides, les gens de ces pays ne les connaissent pas. Les chemins qui y mènent sont tortueux et pleins d'herbes folles. Des pins et des chênes, poussés n'importe comment, en défendent l'accès, et ce n'est que par hasard qu'à travers les branches jamais coupées le voyageur peut apercevoir les maisons qui, épaule contre... [Lire la suite]
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10 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (1)

A Marius Jouveau        Il vous faudrait l'entendre lire par les gens de chez moi, ce titre qui pour vous n'est peut-être rien. Ces mots, ils les prononcent en rentrant la tête dans les épaules, tout comme si on allait leur porter un coup dans l'ombre, les assommer. Ce mal mystérieux, que les médecins appellent épilepsie, on le nomme là-bas le mal de la terre, et ceux qui en sont atteints sont entourés d'une sorte de vénération épouvantée. Ces Provençaux raisonneurs ont l'esprit toujours tourné vers le... [Lire la suite]
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04 mai 2018

lu au réveil (entre autres)

Samedi. J'ai fait quelques pas autour de la maison. Je n'avais pas besoin d'aller loin pour me perdre. Inutile. Comment s'éloigner dans un univers où l'être ne meurt pas ? Je voulais marcher, c'est tout. Sortir un instant de ces besognes qui n'écoutent pas ce que nous sommes. Marcher, dériver... Lentement, j'ai suivi le réveil... Lentement... Qu'importe ce que j'ai trouvé. Du vent et des ombres. Je passais. Le journal d'un manoeuvre. Thierry Metz.
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24 avril 2018

Le long des embrasures de Dominique Boudou

     Lu ce midi Le long des embrasures de Dominique Boudou, Editions du Cygne - Le long des embrasuresRegarder un paysage, toujours le même, depuis la fenêtre d'un étage. Le regarder aux premières heures du jour ou le soir en toute saison. Les toits de la ville. Un enchevêtrement de lignes qui font et défont le corps, font et défont le poème. Il faut parfois fermer les yeux pour mieux voir.https://www.editionsducygne.com aux Editions du Cygne, entre la rédaction d'un poème fleuve et une lourde sieste. ... [Lire la suite]
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07 avril 2018

Grand Jacques

     Toute la journée à écouter le Grand Jacques ! En travaillant deux projets de livre, simple et beau, vie poétique qu'on se choisit (je suis aujourd'hui à 270 définitions de la poésie, je ne désespère plus d'arriver à 365.25), recevant la première image de mon amie artiste Cendres, échangeant avec Sophie et Dominique pour ma poésie à venir, beau, faisant les repas pour mes enfants, lisant Bordage, feuilletant Les Lettres d'Amour d'un soldat de vingt ans du même Jacques Higelin...   "Aujourd'hui, vous... [Lire la suite]
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23 février 2018

entre les vides

     Entendu ce matin, en trouant mon cerveau à regarder les jeux olympiques sans but, devant le curling, phénoménale hypnose, la présentation du sportif canadien :      "Il est barman et souhaite être policier après sa carrière de curleur."      Tout ça en lisant Écoute le chant du vent de Murakami...
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11 février 2018

calembours de Balzac, si lisibles...

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05 février 2018

chanson de Bertrand Belin : Hypernuit

      Belle chanson, juste étrange ce "il entoure de", ai-je bien entendu ?   Il entoure de la maison Hypernuit hypernuit Celui bien nommé la bête Le mal grandi celui même Il entoure de la maison hypernuit Hypernuit Celui bien nommé la bête Celui qui Buvait le lait au pis même Celui-là même qui Se souvient d’un jour derrière Bien enfui Bien qu’enfui Il n’a rien oublié Du jour entre tous cruel Au bout duquel Il a vu sa maison brûler Puis tomber Là il revient pour se venger De tout un village De... [Lire la suite]
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24 janvier 2018

vers de notes

     Lire Genet en écoutant Chopin, mourir deux fois de plaisir.
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23 janvier 2018

j'en chie

     En ce moment, je lis les vers de Genet, quand je les aurai digérés, je les partagerai par ici...
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