04 juin 2018

mots réflexe

Si le mot n'est pas    écriture il n'est pas parlant   mais réflexe.   Dans cette mâchoire le mot ne doit pas tomber   sinon, se réincarner.   Thierry Metz, Entre l'eau et la feuille.
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04 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (16)

     Le lendemain matin, lorsque la Rondasse s'éveilla, il faisait à peine jour. Une lumière grise entrait par les fentes des volets, pas encore assez forte pour mettre un reflet sur le globe de verre qui protégeait la couronne de fleurs d'oranger. Elle fut surprise de ne pas trouver Ulysse près d'elle. Il ne pouvait pas être allé donner au cheval : on l'avait prêté. Elle se mit à la fenêtre pour voir s'il ne bricolait pas dans le jardin. Elle ne savait pas exactement ce qui s'était passé dans cette nuit ; mais... [Lire la suite]
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03 juin 2018

que vent

     Quelqu'un n'est plus à sa façon dans le lieu    étranger à l'enclos. Non pas qu'il soit mort mais sa parole face au vent n'est que vent. Thierry Metz, Entre l'eau et la feuille.
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01 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (15)

Ulysse en a assez de cette existence. Il donnerait dix ans de sa vie pour la voir cesser ; mais qu'on ne lui parle pas de lui prendre sa femme ! Ça, c'est sacré ! Sur ce point, il n'y a rien à faire. Surtout maintenant qu'il a bu. La Rondasse, c'est sa femme et pas celle d'un autre. Ah ! mais !... Elle crèvera de son mal, si elle veut, mais personne ne la touchera. - Alors ! comme ça, tu crois qu'il n'y a que toi ? Pauvre boufigue, va ! Elle serait peut-être pas comme les autres, la Rondasse !... - Fous-moi la paix ! Je vais... [Lire la suite]
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30 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (14)

     Les choses, à leurs yeux, changeaient de couleur. Les meubles étaient transparents et dégageaient une lueur très douce qui reposait les yeux. Leurs chaises flottaient au gré de l'ombre, et quand la bouteille fut vide, un tintamarre effroyable se faisait entendre dans leurs oreilles. La maison montait en tourbillonnant jusqu'au ciel - on sentait l'air de la vitesse sur son nez - puis retombait brusquement sur la terre et l'on était bousculé comme dans un bateau dans la tempête. Ils parlaient très fort pour... [Lire la suite]
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28 mai 2018

dialogues d'oiseaux

     Voilà, pertinent, beau, décalé, malin, coloré, un blog d'Alessandro Pignocchi, nommé Puntish. A découvrir...
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28 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (13)

     La maison était sans lumière et ils se cognèrent presque à la vieille porte. Ulysse alluma la lampe et tous les objets domestiques apparurent au visiteur. La lumière épaisse glissait le long des deux jarres d'olives, imbibait comme une mousse rouge les rideaux de l'évier. La table était encombrée d'assiettes sales, et des chapelets d'ail pendaient au plafond. Un carreau cassé, à la fenêtre, était remplacé par un papier de boucherie encore sanglant. Ulysse regarda autour de lui. A la fin, il entr'ouvrit une... [Lire la suite]
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27 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (12)

     Ils marchaient maintenant côte à côte dans l'étroit sentier et les herbes qui le bordaient leur arrivaient jusqu'au ventre. Toutes les étoiles d'avril étaient à leur place. La voix lactée croisait leur route, pareille à une traînée de poussière au milieu du ciel, et le caraque - comme il faisait chaque soir - regarda l'étoile qu'on lui avait donnée en naissant. Vous savez, celle qui brille tant, entre deux autres plus petites ? Il éprouvait une joie sans bornes à contempler ainsi l'étoile qui était la sienne... [Lire la suite]
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26 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (11)

     Peu à peu, la nuit était tout à fait venue. On ne voyait dans l'ombre que de pâles reflets sur les bras tatoués du caraque. Le litre était vide, le pain avait disparu et l'haleine du jeune homme sentait l'oignon. Le silence de ces deux hommes ne l'inquiétait pas. Qu'ils parlent ou qu'ils se taisent, qu'est-ce que ça peut faire ? Du moment qu'on a l'estomac bien calé !      - Oh ! vous pourriez pas me faire coucher ?      Il parlait très fort, car il sentait que les... [Lire la suite]
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26 mai 2018

pour changer, Sojcher

Tu étais de trop avec ta tendresse, tes petits mots yiddish. Tu empêchais mon sexe de grandir.   Je t'en voulais d'être le fils du disparu, qui aurait, lui vivant, fait que je l'aime.
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