05 décembre 2014

définition de saveur

     En cherchant des périphrases pour mes ouailles, je suis tombé sur Jules Renard et sur Laurent Baffie, de bonnes phrases !       Le premier : Papillon : Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur. (1896)       Le second : Escargot : Limace ayant accédé à la propriété. (2012)       Ou encore du même : Grammaire : Règles douloureuses.
Posté par herve le derve à 20:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2014

tout et son contraire...

C'est vrai qu'elle m'a tout appris : chanter, déchanter...
Posté par herve le derve à 13:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 décembre 2014

sur le rail

Un Homme ivre sur le rail   Étendu sur le rail, un homme ivre repose Son poing gauche est crispé sur la gourde qu'il tient Il ronfle et dort baigné dans le petit matin La nuit sur le chemin fuit et se décompose.   L'humble brise nocturne a paré tendrement Ses cheveux dispersés de cendre et d'herbe grêle La rosée irisée l'éclabousse de ciel. Il gît : son torse seul palpite par moment.   Son bras droit est pareil à la traverse dure. Il est comme blotti sur le sein maternel, Ce jeune gars est vêtu de... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 21:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2014

redite en GROS

La mémoire, s'avère-t-il, a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur.
Posté par herve le derve à 13:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2014

Raymond Asso : Mon légionnaire

Sur son coeur on lisait : "Personne"
Posté par herve le derve à 00:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2014

loin et à l'intérieur

    Je lis depuis hier entre le flamenco, la correction du roman, le sommeil et l'ennui : Le garçon qui voulait dormir d'Aharon Appelfeld, je ne connaissais pas du tout. Etonnant ! Il dit (ailleurs, où ?) : « Plus de cinquante ans ont passé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le cœur a beaucoup oublié, principalement des lieux, des dates, des noms de gens, et pourtant je ressens ces jours-là dans tout mon corps. Chaque fois qu'il pleut, qu'il fait froid ou que souffle un vent violent, je suis de... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 00:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 novembre 2014

Albertine retrouvée

     A relire mes mots, l'entrée dans le roman, je cherchais pour ma grande amie du téléphone, l'incipit exact, cette manière d'entrer en récit avec énigme et puissance, de L'Astragale d'Albertine Sarrazin : Le ciel s’était éloigné d’au moins dix mètres. Je restais assise, pas pressée. Le choc avait dû casser les pierres, ma main droite tâtonnait sur des éboulis. À mesure que je respirais, le silence atténuait l’explosion d’étoiles dont les retombées crépitaient encore dans ma tête.
Posté par herve le derve à 00:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2014

flamenco

    Trois heures et demi aussi à travailler la mise en scène de notre spectacle de flamenco, fou, quand le travail porte, on oublie tout, recherche de fusion à plusieurs...
Posté par herve le derve à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2014

texte d'un autre tout comme

     Plus de quatre heures à corriger mon roman que je n'avais pas touché depuis des jours et des jours, une quarantaine, plus même peut-être...     Eh bien, c'est une forme d'auto-satisfaction, je le reconnais, mais ce roman sort de moi sans que j'en reconnaisse la source, ce n'est pas moi qui l'écris, une voix interne externe se joue de tout ça. Je l'ai vraiment lu comme le texte d'un autre. Extrait :      Je pensais juste à l’éclate, à abuser sauvagement une métisse d’ici,... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 novembre 2014

de la grotte

Quand je suis sorti de la grotte, j'ai laissé s'engouffrer tous les vents en moi. Ils m'ont dit par là que j'étais organique, dans la descente, sur mon vélo, dans la nuit. Je les ai crus un bon moment, chantant même pour eux et l'idée que j'étais vivant m'a porté plus loin. Entrant, cherchant où poser mon regard d'homme nié, faute de la maîtresse, j'ai caressé son chat, un bébé aux poils ras, joueur, et salué nos enfants. Et puis la nuit encore, flatteuse parmi les vents, m'a mené ailleurs. Entrant ailleurs, trois enfants... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 23:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]