07 juillet 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 2 Alcool et Hallucination (3 Vapeurs et )

Vapeurs et écumes   Les immeubles même étaient beaux dans ce pays de fous. Ma tête avait du mal à marcher avec mes pieds. Je me traînais dans ces rues trop éclairées. Les passants ne passaient plus. Sublimation. Ils posaient et moi j’admirais. Chaque image s’inscrivait dans ma mémoire. Des visages blancs, des pieds tordus et des mains jaunes. Des balcons, des toits, des portes. J’attendais que l’heure passe pour la prendre sur mon dos.   Il m’a fallu trois ans pour m’apercevoir que j’étais mort.
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06 juillet 2018

Vrac (être poète) (299)

Être poète, celui-là même qui se souvient d’un jour derrière, bien enfoui.
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06 juillet 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 2 Alcool et Hallucination (2 Vivre ou mourir)

Vivre ou mourir   Sur ma bouteille rose, ivre à vie je voyage, Je croise des hippocampes qui se pavanent Dans l’air frais et doux de ces infinis nuages Coiffés du chapeau mou du rêveur Paul Cézanne.   Là-haut, tout là-haut dans les astres bleus la lune M’attend, ronde et majestueuse, m’aimant moi, Eternel buveur de la beauté de ses dunes, Servant la lune-reine t la bouteille-loi.   J’aime me trimballer en jeune troubadour Ivre de son litre et de sa pleine musique Chantant et chuchotant une chanson d’amour ... [Lire la suite]
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05 juillet 2018

Vrac (être poète) (298)

Être poète, qui m’aurait entendu ?
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05 juillet 2018

Aloysius (souvenir)

Le fou   La lune peignait ses cheveux avec un démêloir d’ébène qui argentait d’une pluie de vers luisants les collines, les prés et les bois. Scarbo, gnome dont les trésors foisonnent, vannait sur mon toit, au cri de la girouette, ducats et florins qui sautaient en cadence, les pièces fausses jonchant la rue. Comme ricana le fou qui vague, chaque nuit, par la cité déserte, un oeil à la lune et l’autre – crevé ! - « Foin de la lune ! grommela-t-il, ramassant les jetons du diable, j’achèterai le pilori pour m’y... [Lire la suite]
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05 juillet 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 2 Alcool et Hallucination (1 L'ivrogne)

L’ivrogne   Ayant bu des tonnes et des tonnes de caisses Imbu de sa personne, ivre et sans politesse L’ivrogne titubait, s’agrippait à des sièges Bien bas tout d’un coup et tournait comme un manège.   Décrivant des courbes qui défient tout repère, Imitant un enfant qui se traîne par terre, L’ivrogne avec une étrange simplicité Visitait tout recoin de la grande cité.   L’ivrogne sait, oui un ivrogne a toujours su Vers où rêves, apparemment fous, tous se ruent ; Il connaît aussi fièvres que sont les... [Lire la suite]
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04 juillet 2018

Vrac (être poète) (297)

Être poète, une quarantaine d’appartements dans Paris, parfois deux pour se cacher de l’huissier.
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04 juillet 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 1 Ames et Reprises (13 Fard intérieur)

Fard intérieur     Dans la rue, saoul, seul, vagabonde un beau jeune homme Qui crie les bras levés et le doigt pointé vers Les étoiles qu’il accuse, en créant des vers, De l’inciter à finir son verre de rhum.   « Vous là-haut qui jetez dans ma tête le trouble, Dites-moi, pourquoi déambulé-je, ainsi vil Et détruit alors que la nuit se lève et file Sa toile d’étoiles piégeant mon âme double ? »   La nuit, impassible et froide, se fait plus claire Ecartant ses nuages qui cachaient la Reine... [Lire la suite]
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03 juillet 2018

Vrac (être poète) (296)

Être poète, aussi inutile qu’un blog.
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03 juillet 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 1 Ames et Reprises (12 Tristesse)

Tristesse   Le ciel pleure sur les plages d’ombre Et remplit le vase des cœurs sombres ; De longues traînées dessinent l’âme Perdue du marin perclus qui rame.   L’azur se noie dans la mer bleuâtre, Vagissant et s’éteignant dans l’âtre Bruni par d’anciens et puissants feux Qu’appelait la chatte aux jours si bleus.   Une fumée persiste, gaîté Fade dans l’air d’unanimité ; Une âme s’accroche, idéaliste Glisse et tombe dans l’or réaliste.   La falaise droite des espoirs Morts derechef ne... [Lire la suite]
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