17 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (27 et fin)

     En chancelant, il se dirigea vers le puits. Il regarda un instant les étoiles qui vivent au fond de l'eau et, attiré par leurs regards magnétiques, se laissa tomber. On entendit un grand bruit de chaînes et de seaux heurtés, puis plus rien... L'eau remua quelques instants et, quelques minutes après,  quelqu'un se penchant au-dessus de la margelle aurait pu compter les astres immobiles qui, au lieu d'avoir l'éclat de l'argent, avaient une somptueuse couleur d'or rouge.
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16 juin 2018

Vrac (être poète) (279)

Être poète, c’est à même le sol, demi-sommeil, main tendue, rue Job.
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16 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (26)

     Et pendant que la femme se tordait dans les bras du mal mystérieux, l'homme alla jusqu'au foyer, saisit le mortier de marbre dont on se sert en Provence pour faire l'ailloli et, marchant à pas de loup, étouffant son rire, s'approcha de sa femme. Il brandit un instant le lourd mortier, et visant le visage de la malheureuse, le lança... On entendit un craquement plutôt qu'un cri. La tête de la femme était en bouillie. Elle n'avait pas bougé.      Ulysse alors souffla la lampe, saisit à... [Lire la suite]
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16 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (25)

     Son honneur était donc sauf. Il allait se pencher pour saisir sa femme et la transporter sur le lit, comme il le faisait en pareille occasion, quand une idée venue du diable l'aveugla. Certaines pensées sont si fortes qu'elles attirent les yeux, comme des regards, vous soumettent à elles sans possibilité de se délivrer. Sa colère remonta à son coeur.      - Ah ! vaurienne ! Tu le fais exprès pour me faire croire qu'il t'a pas eue. A d'autres ! Tu crois peut-être qu'Ulysse va se laisser... [Lire la suite]
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15 juin 2018

Vrac (être poète) (278)

Être poète, est-ce qu’ici est encore loin ?
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14 juin 2018

Vrac (être poète) (277)

Être poète, où serions-nous sans ce visage ?
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14 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (24)

   Une bave épaisse lui coulait des lèvres. Le visage de sa femme à demi étranglée était violet ; ses yeux lui sortaient des orbites. Elle se mit à hurler. L'homme flanqua le poing dans sa bouche. Les yeux de la femme tournèrent comme des billes et elle s'abattit sur le sol en proie à la plus forte crise qu'elle ait jamais eue.      L'homme respira. Tout devenait clair à son esprit. Il s'était donc trompé. Il faut peu de chose pour faire trébucher une grande colère. Appuyé au mur, il regardait sa femme... [Lire la suite]
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13 juin 2018

Vrac (être poète) (276)

Être poète, nul besoin de chambre pour être hanté.
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13 juin 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (23)

     L'été avançait. Pendant de longs mois la pluie se fit attendre. Tout était desséché et demandait l'eau. Ulysse était dans un état d'exaltation qui faisait peur à sa femme. Un soir il la saisit par le cou, la colla au mur et, lui empestant le visage de son haleine alcoolisée - car il s'était mis à boire, - lui gueula :      - Avoue-le qu'il t'a eue, le caraque, pendant que je t'étais saoul ! Il t'a guérie du mal de la terre, peut-être ; mais tu vas voir, tu vas voir... Tu lui as fait voir... [Lire la suite]
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12 juin 2018

Vrac (être poète) (275)

Être poète, c’est redevenir un homme d’eau et de thé.
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