17 septembre 2012

la chaleur seule

     Seule la chaleur m'a fait ouvrir les yeux à sept heures. Un peu d'apaisement et je retrouve mes nuits, c'est fou ce corps et cette tête ! Pourtant je n'ai pas résolu mes problèmes, je les ai juste repoussés plus loin, comme je le fais depuis toujours. Un de ces jours, le gros paquet se dressera devant moi, j'aurais l'air fin comme ça, sous le lot de mes ennuis...
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16 septembre 2012

temps tué

     Après-midi imprévue, je monte sur mon vélo et pars pour une cinquantaine de bornes, dans les côteaux derrière Toulouse, Saint-Foy, Préserville, Fourguevaux, Montlaur, Saint-Orens, Toulouse. Un an sans vélo, la moindre montée était un pic, un roc... En roulant, juste après avoir perdu ma bouteille et mon porte-bidon dans unes descente, une amie me dit qu'elle est au vide-grenier de Saint-Orens, je la rejoins dans la tenue ridicule du cycliste et on discute un peu, de quoi ? De procédures, tiens donc, pour... [Lire la suite]
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16 septembre 2012

otage du canadien

     Au marché Saint-Aubin ce matin, j'ai été l'otage d'un rigolo canadien qui faisait son spectacle dans la rue. Il me fallait me diriger vers le poteau qui dressait sa corde sur laquelle il allait bientôt voltiger et jongler devant nos yeux écarquillés. Me diriger comme un homme très vulgaire, un : je dois cracher au sol, deux : je dois me gratter les couilles et trois : marcher comme un homme ridicule et improbable, entre le pas de l'ours et l'enfant des cités... Devant deux cents personnes, chouette...
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16 septembre 2012

et deux par terre

    Si quelqu'un des deux moque quelqu'une, et inversement, les deux chutent.
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16 septembre 2012

des miettes à vendre

     Si j'étais boulanger, je vendrais des miettes ; vu comment j'écris...
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15 septembre 2012

au-devant du crâne

     Au devant du crâne, contre le front, remuent encore un peu, un peu, les dernières idées, restes charbonneux, les dernières folies, juste esquissées, qui m'empêchent encore, un peu, un peu, de me poser sur les bas-côtés asphalteux, de me coucher, face aux étoiles, sous les nuages, jusqu'à la mue improbable.
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15 septembre 2012

deux ans de sieste

     Absence de force, faire des phrases, alors que l'esprit est embrumé, les jambes en coton, les doigts bloqués face aux touches, m'est impossible. Seule une sieste de deux ans me remettrait en selle.
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15 septembre 2012

vie imprévue, infinie et prenante

     Encore une journée impromptue et agréable par là.      Vu l'amie du moment, tendresse, repos, calme, assurance.    Fini de travailler pour la semaine, coup de fil d'une amie, thés à la menthe, petits gateaux orientaux, écriture, échanges de coordonnées, films, sorties...    Amener les places de mes enfants et de leur mère pour l'avant-première du dernier Kirikou en vélo, les enfants heureux de cette rencontre avec Michel Ocelot.     Ciné solitaire pour... [Lire la suite]
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14 septembre 2012

appétence et distraction

     Heureusement que j'ai survolé Les Pensées de Pascal il y a quelques vingt-trois ou vingt-quatre ans. Cette fameuse distraction pascalienne. Le père a perdu son fils, il va à la chasse, et le sentiment de bonheur pourtant fugace l'emporte sur la peine bien plus lourde. Ai-je rêvé cette lecture ?      Je sais que vivre est plus riche que ce qu'on en perçoit et que les transports en valent toujours la peine. Mais des fois je l'oublie, je n'y parviens plus à avoir cette confiance, cette... [Lire la suite]
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14 septembre 2012

sans réponses

    Cette peur panique de tout semble venir d'une grande angoisse de ne pas être aimé. Je ne comprends pas, je pense être arrivé dans une famille aimante. J'ai certes été un des nombreux enfants "ogino" mais de là à n'être pas aimé, il y a une marge. Quelle angoisse ai-je cristallisée chez mes parents ? Quelle est celle que j'ai sentie en arrivant sur terre ?  
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