24 novembre 2018

expression écrite de ma fille (aidée par moi...)

L’écho du vide   Au coeur de la montagne, dans la mer de nuages, J’écoute l’écho du vide qui m’apaise. Aussi loin que je peux, je contemple l’immense âme de la Nature. Elle m’emporte jusqu’à la paix profonde de mon esprit. Les vents me propulsent au sommet de la Mélancolie Et me noient dans leurs vagues infinies. Je ne descendrai plus de ce promontoire, Ici, le goût amer qui me maltraitait a disparu. Je me repose dans la douce brume qui sera à jamais mon linceul.  
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24 novembre 2018

sur le chemin de la piscine

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23 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (20 : Heřman Dvořák)

Faussaire   la nuit comme ta main qui glisse sans bruit le tableau prend forme face au tableau mes yeux se ferment et toujours à la bougie tu lances les lumières au grain   dans mes songes le fleuve dessine ton dos dans l'herbe je te cache le soleil avec mes cheveux sous mon dos maintenant les fleurs qu'on écrase livrent la dernière explosion au rêve   je crie entre peine et jouissance tu quittes le chevalet et essuies mes eaux   le chat rentre de sa chasse et frotte à son tour mon épaule je... [Lire la suite]
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23 novembre 2018

Fragments du discours amoureux

« Suis-je amoureux ? – Oui, puisque j’attends. » L’autre, lui, n’attend jamais. Parfois, je veux jouer à celui qui n’attend pas ; j’essaie de m’occuper ailleurs, d’arriver en retard ; mais à ce jeu, je perds toujours : quoi que je fasse, je me retrouve désœuvré, exact, voire en avance. L’identité fatale de l’amoureux n’est rien d’autre que : je suis celui qui attend. Roland Barthes
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23 novembre 2018

Tel Quel (1941)

     Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications, car on n'aime jamais qu'un fantôme. Ce qui est réel ne peut être désiré, car il est réel. Je t'adore... mais ce nez, mais cet habit que vous avez...        Peut-être le comble de l'amour partagé consiste dans la fureur de se transformer l'un l'autre, de s'embellir l'un l'autre dans un acte qui devient comparable à un acte artiste, - et comme celui-ci, qui excite je ne sais quelle... [Lire la suite]
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23 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (19 : Miroslav Florian)

Le transport du piano   Nous montons un piano au dernier étage, un piano à queue sur lequel improvisaient Tchaïkovski et les ondées d'avril, mon dieu, combien de marches encore, combien de tournants où glissent nos semelles pleines de boue, combien... L'escalier est étroit, où seulement poser cette chose une seconde, le temps de souffler - liés par l'énorme poids, nous ne pouvons voir nos visages, le dos est toutefois plus éloquent que les regards, toujours nous regardons le dos de quelqu'un. La musique, nous ne nous y... [Lire la suite]
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22 novembre 2018

une vague idée

     La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.   Paul Valéry
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22 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (18 : Zbyněk Hejda)

La nuit   La nuit? Le désespéré s'agite dans la chair rose du ventre. Sous les doigts durcissent les roses mamelons. Et tes doigts qui, chérie, avec douceur dévêtent ma verge.   Des joncs de jouissance poussent à travers le corps, même les os jouissent, chantant.   Fleurs de langues dans des caves humides.   Aveugles, nous gravons notre image l'un dans l'autre, ensemble : toi l'abîme et moi qui m'appuie dessus, avec mon membre.   Zbyněk Hejda, Lady Feltham, 1973
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22 novembre 2018

en chantier

     Dans les rues, hier, j'errais, pour changer. Le soleil baignait mes doutes. Les rayons, les miroirs, les reflets, je n'étais plus seul à être en chantier.
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20 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (17 : Karel Šiktanc)

Pantomime   Où que j'aille ton corps pèse sur le mien, comme si sur moi il était mort.   Je vis toujours.                       Tel Donatello,   je te traîne d'un mensonge à l'autre, cherchant l'âme séparée du corps.   Je veux dormir. Mais les acteurs de la ville passent... et, alors que Marguerite l'étrangle,   Faust, de sa fenêtre me salue. ... [Lire la suite]
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