24 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (9)

     C'était un caraque. En Provence, on appelle ainsi les Bohémiens. Jeune, grand, ses yeux paraissent salis par du charbon. Ses cheveux étaient serrés par un foulard rouge sombre, verni de crasse. Une large ceinture rouge ceignait sa taille et retenait un vieux pantalon de coutil, où par des trous, pouvait s'apercevoir le jeu subtil des rotules. Un tricot de matelot laissait voir ses bras et ses épaules dont les muscles longs circulaient avec lenteur. Un accordéon était pendu à son cou par une corde qui miaulait... [Lire la suite]
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23 mai 2018

Vrac (être poète) (255)

Être poète, déchiré par les limiers et les mâtins.
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22 mai 2018

Vrac (être poète) (254)

Être poète, tendre la bourse de l’infortune aux regards noirs.
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21 mai 2018

Vrac (être poète) (253)

Être poète, à la bouche un refrain nouveau.
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20 mai 2018

Vrac (être poète) (252)

Être poète, vivre et mourir inconnu, comme le précise la note épinglée au ventre de l’araignée dans la mémoire du peintre sortant de son atelier « abstrait » pour ses déambulations quotidiennes.
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19 mai 2018

Vrac (être poète) (251)

Être poète, passer de Steve à Daniel, à Boon, à James, à Jimmy, à moi-même.
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19 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (8)

     Il discutait ce soir-là, assis sur les marches de l'église pleine de pariétaires en touffes vert pâle, avec le Long, ainsi appelé parce qu'il avait près de deux mètres de hauteur. Les genoux du Long lui montaient jusqu'au menton, et pour aider sa méditation, il laissait pendre entre ses cuisses, de sa lèvre violette jusqu'à la pierre usée, un long fil de salive qui brillait dans l'ombre comme s'il avait été d'argent. Ulysse, muet, regardait curieusement ce phénomène. Ils entraient, côte à côte, dans une... [Lire la suite]
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18 mai 2018

Vrac (être poète) (250)

Être poète, rêver de pouvoir fermer la porte des rêves.
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18 mai 2018

Le Mal de terre, André de Richaud (1947) (7)

     Donc, ce soir-là était un beau soir d'avril. Les yeux des chats jouaient voluptueusement avec la lumière déclinante et les premières feuilles des platanes s'agitaient à l'air frais qui s'élevait de la fontaine. La rue montait et le regard se perdait dans les premiers pins du Ventoux.      La maison d'Ulysse se trouvait à une centaine de mètres du village. Sa femme étant dans une période de crises, il ne voulait plus la voir, craignant de la tuer dans un moment de colère. Il venait donc... [Lire la suite]
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17 mai 2018

Vrac (être poète) (249)

Être poète, tes doigts qui glissent, tes yeux se ferment, j’écris.
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