03 septembre 2016

au vide

cette attirance au vide je viens de comprendre à jeun perdu ce n'est que l'entraînement impossible à la fin les arrêts toujours
Posté par herve le derve à 11:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 septembre 2016

Elster et non Elstir

     Encore un roman américain, après Brautigan, Don Delillo, prêté par un collège, le premier que je lis de lui, Point Oméga, au départ froid, tellement éloigné de la phrase intérieure de Brautigan, et puis ça se déploie malgré tout, même si le dernier tiers m'a paru emprunté, ça fonctionne quand même, on évite des travers narratifs trop évidents, même si le détour choisi n'est guère moins cliché que celui évité, et puis l'effet de boucle se déclenche pour clore le tout, que dire ?
Posté par herve le derve à 11:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 septembre 2016

les franges des yeux

     Quand j'ai lu le Pick de Foenkinos, j'avais égaré L'avortement de Brautigan. C'est en cherchant mes dossiers sur la réforme, que je l'ai retrouvé : folie des périodes, comparaisons hallucinées, poésie dingue !      Je cite ledit Richard (traduit par Georges Renard) : "Je regardai à l'intérieur de son visage avant de lui enlever son slip. Son visage avait l'air calme et, bien qu'il y eût encore de brefs éclairs de foudre bleue, les yeux restaient doux sur leurs franges et les franges... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 12:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
28 août 2016

sur scène

sur scène les deux poètes à la langue serpentine vrillent l'éclair qui fuse dans les reins et les oreilles des assis
Posté par herve le derve à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 août 2016

je n'aime pas ce mot -synesthésie

l'avantage oui non négligeable l'avantage pour le poète au moins un dans ce silence est de taper confusément dans la machinerie de ses pathologies des bruits de pas des gouttes sur le zinc tout ça c'est ses échos les lunes ses seules compagnes les vitrines la nuit son coeur nu avec sa langue il dénoue la brume les enveloppes des seins tout à l'arrière de la tête aux creux des lobes inconnus sa chimie rêve encore toujours          
Posté par herve le derve à 15:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 août 2016

être arrivé (nulle part)

il y a danger quand relisant mon poème du fond de ma gorge naît un discret mais assuré "c'est bien"
Posté par herve le derve à 13:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 août 2016

un été simple

j'ai joué j'ai fui j'ai joué à ne pas penser à ne pas écrire à marcher à faire comme si tout était simple   j'ai vu ce que vivent les autres une vie directe sans obsession de mots de chiffres des jours qui se lèvent et qui se couchent une lune et des étoiles sans métaphore du rosé à table le soir et des glacières pleines à midi des livres d'été lus avec des lunettes noires des bateaux des voiliers des piscines qui débordent des courses chez les épiciers espagnols des télés des écrans remplis d'athlètes et de... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 juillet 2016

dedans

de nuit comme de jour replié dedans les langues qui sortiraient n'effleureraient que les surfaces autant taire l'ensemble je ne rime plus pour rien  
Posté par herve le derve à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juillet 2016

coup d'épaule

Le documentaire sur mon poète de jeunesse se finit par : Poème testament   Foutez-moi à la mer mes amisMes amis quand je mourraiCe n'est pas qu'elle soit belle la mortEt qu'elle me plaise tantMais elle refuse les traces, les saletés, les croix, les bannièresElle est le vrai silence et la vraie solitudePour un peu de temps, celui qui me reste à vivreNous savons mes amis, que l'odeur qui règne autour des villesEst celle des cimetièresEt que le bruit des cloches est plus fort que celui du sangFoutez-moi à la mer mes amisIl y a... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 23:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juillet 2016

figure littéraire

dans le coeur de la nuit je regarde Philippe Soupault et le surréalisme de Bertrand Tavernier je ne le connaissais pas j'écoute et je regarde le héros de ma jeunesse littéraire avec distance maintenant que j'ai vieilli et en même temps tout remonte  
Posté par herve le derve à 21:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]