28 octobre 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 4 Elements et Réactions (7)

Mon seul souvenir de guerre   Mon seul souvenir de guerre est ce bras perdu, Gauche, droit, qu’importe lequel, il m’en manque un. Cet hôpital glauque où je me réveille sain Et sauf ; et cet oreiller maintes fois mordu !   La vie me paraissait si belle avant ceci ! Nous nous aimions, ma femme et moi et aujourd’hui Dans les bras d’un autre elle se couche la nuit, Ils s’aiment jusqu’au petit matin sans souci !   Mes balades nocturnes souvent me reviennent A l’esprit, mes premiers amours et... [Lire la suite]
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27 octobre 2018

éternel et éphémère

     J'ai reçu en rentrant de la piscine, La revue LA PISCINE que j'attendais depuis deux semaines ! Y figure un petit poème "la force de la figure" que j'ai écrit pour le thème proposé : "l'éternel et l'éphémère"...      Bel objet ! Commencé à lire quelques-un.e.s des soixante-dix auteur.e.s, bien, beau ! https://revuelapiscine.com/     A lire !  
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27 octobre 2018

Si beau, encore !

     A lire et relire ce que j'ai trouvé de plus beau en poésie depuis bien longtemps : Jardin de poèmes enfantins (A Child's Garden of Verses) de Stevenson :   The dumb soldier   When the grass was closely mown, Walking on the lawn alone, In the turf a hole I found, And hid a soldier underground. Spring and daisies came apace; Grasses hide my hiding place; Grasses run like a green sea O’er the lawn up to my knee. Under grass alone he lies, Looking up with leaden eyes, Scarlet coat and... [Lire la suite]
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27 octobre 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 4 Elements et Réactions (6)

Deux êtres   L’oiseau vole et sur ses ailes frémit l’oubli, L’homme meurt et sur son corps pèse l’éboulis, Ses ailes blanches brillent au soleil qu’il touche, Ses bras broyés pourrissent seuls sur cette souche.   L’oiseau s’éloigne vers sa belle liberté, Heureux, sifflant des airs mélodieux et charmants, Badin, se blottissant sur un nuage blanc, Murmurant des mots bleus, verts, vides de fierté.   L’homme souffre sous sa si lourde avidité, Vaincu, vomissant des cris prenants et perçants, Perdu,... [Lire la suite]
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26 octobre 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 4 Elements et Réactions (5)

Lune   Obsédante lumière qui s’offre à mes yeux, Eternelles rondeurs que tout entier j’effleure, Ta beauté m’étrangle, me torture le cœur Je me perds et je te trouve là, vers les cieux.   Toujours je te veux, jamais je ne te domine ; Ma diablesse, ma seule héroïne devine, Sait, perçoit, comprend mon ineffable malheur De ne pouvoir qu’embrasser sa clarté, j’ai peur.   Contre vents et marées, je veux te voir venir, Te sentir, t’écouter, te tenir, pleurer, rire Je veux que ta main me caresse jusqu’au... [Lire la suite]
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25 octobre 2018

Jeune Poésie 1988-1991 : 4 Elements et Réactions (4)

Soleil d’hiver   Dans un lit d’aube et d’aurore Blond, baignant dans l’aurifère Rivière, brûlant pour Laure Soleil vit ; Canzoniere...   Il jette ses draps poudreux Et progressivement monte Dans l’air de plus en plus bleu D’un hiver froid qu’il affronte.   Tel l’amoureux qui dépense Son énergie en baisers Prodigieusement il lance Ses doux rayons irisés.   Une fois à son zénith Empli d’azur du plus pur Bleu, les nuages hésitent A briser Ciel de coupures.   Sa puissance reconnue Il... [Lire la suite]
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23 octobre 2018

Inflexion, Fabrice Farre

     Un vide après Dostoïevski, alors, j'attrape un livre qu'on m'a prêté ici, au soleil girondin, ça marche cette phrase de Fabrice Farre, avec ses rebonds, qui se déploie sur sept vers.   "Quand, adossé au mur, tu répètes tous les mots possibles aux petits soldats de terre, la raison éventre le sol en roulant, le corps en perte d'équilibre s'endort avec un alphabet d'où surgirait une vingt-septième lettre, une nouvelle inquiète nourrie par la crainte de la connaissance."
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23 octobre 2018

deux épilogues

j'ai fini de lire Crime et châtiment je suis un peu plus perdu qu'en y entrant ou qu'en n'y étant pas entré ou qu'en ayant vécu sans rien lire jamais j'erre  oh j'aurais erré pareil sans ce roman et ses deux épilogues
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23 octobre 2018

à une lettre près

j'ai retapé les murs de la raison enfin j'ai essayé  sans outils du plâtre ancien avec mes doigts que je jetais qui collait un carnage blanc
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22 octobre 2018

expressions du rire

Je ris je ris ce matin, des expressions, légères, légères... L'une d'elles par exemple est bien ri-go-lo-te : "Salué par la critique !" "Il est le peintre de Paris !"
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