04 avril 2016

"en moi tu dures et en moi disparais"

     Ces petits poèmes qui poussent, que j'espère simples et sensibles, à partir de tout ce qui me reste au coeur et de la lecture par hasard du poème d'Octavio Paz, lu sur le site dont j'ai déjà bien dû parler par ici, poezibao, et en écoutant Wayne Shorter : JARDIN    Nuages à la dérive, continents   somnambules, pays sans substance  ni poids, géographies dessinées   par le soleil, effacées par le vent.    Quatre murs de terre. Bougainvilliers :  dans leurs flammes... [Lire la suite]
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04 avril 2016

recueil : "en mí duras y en mí te desvaneces", 4 : les pleurs séchés

je verrais les chemins qui menaient à la rivière mes filles en déséquilibre sur leur vélo les moucherons dans les yeux et la bouche les genoux écorchés les pleurs vite séchés dans mes bras nos chats qui nous suivaient jusqu'au village les mûres partout sur nos lèvres brunes nos marches jusqu'à la tour de Fa leur soif toujours les prunes trop dures qu'on recrachait sous les cris du chien et moi qui les portais toutes deux pour finir   - j'y retourne les nuits qui tanguent  
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04 avril 2016

recueil : "en mí duras y en mí te desvaneces", 3 : sans le hamac

je verrais - si j'y retournais - les oliviers qui auraient gagné leur place ou non près des cognassiers dévoreurs les deux arbres sans le hamac au-dessus de la cagna défoncée au haut du cyprès sans âge   en partant je l'ai roulé remisé dans mon sac sans être vu le hamac où mes deux filles m'empêchaient de dormir coulant bougeant m'entortillant de leurs petits bras et de leurs douces jambes des petits serpents   je me souviens je râlais de ça aussi fou que j'étais si j'avais su
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04 avril 2016

recueil : "en mí duras y en mí te desvaneces", 2 : chemins ouverts

je verrais les chemins que j'ai ouverts le ciel immense qui riait de mes foulées mon coeur qui tapait dans la montagne au centre des trois quilles les chiens qui grognaient à mes chevilles les chevaux qui cabraient au lacet de la forêt les rivières à sec au plus tôt de l'été si j'y retournais    
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04 avril 2016

recueil : "en mí duras y en mí te desvaneces", 1 : si j'y retournais

si j'y retournais je verrais les herbes hautes qui engloutiraient les murs que j'ai montés droits dans mon souvenir je verrais les feuilles que tu n'avais pas lues jetées par la fenêtre les arbres coupés laissés là le portique aux balançoires vides la vie qui ne nous attend plus ni là-bas ni ailleurs  
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04 avril 2016

tout oublié

     Crevé ! L'inspection passée, j'ai tout oublié, dont une réunion importante ! Je n'y retourne pas, des taxis partout au ralenti !
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03 avril 2016

la nudité d'écrire

Découvert donc, sur Analogos...   Dires Dires 244 d’habiller la nudité d’écrire j’ai brûlé mon flambeau 1er septembre 2015  Francis Royo
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03 avril 2016

à tiroirs

     C'est en lisant Christophe Sanchez (blog fut-il) qui parlait de Francis Royo (Analogos) que j'ai eu l'idée de faire comme ce dernier, ranger les poèmes proprement par recueil... Moi, contrairement à lui, ce n'est pas encore ça... à revoir...
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03 avril 2016

Renaître aux mains : 4 Renaître aux mains

4 Renaître aux mains     Je pense à la vie. Tous les systèmes que je pourrai édifier n'égaleront jamais mes cris d'homme occupé à refaire sa vie. Artaud   Dans la profondeur du puits, ton corps est fusée. Auster   Je ne peux plus dire je t'aime Sans donner ma langue à couper Trop de serpents sous les caresses Trop d'amours à couteaux tirés Higelin   а Mains araignées   sur les rives assis je suis l'ombre de vos mains araignées grimper sur mon col une patte dans ma bouche‎ j'ouvre doucement... [Lire la suite]
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03 avril 2016

Renaître aux mains : 3 Par les mots B Réel épars

B Réel épars           Le Verbe pousse du sommeil comme une fleur ou comme un verre plein de formes et de fumées. Artaud       ま Du temps où   je me souviens du temps où j'enfilais les mots comme des perles pas besoin de chercher tout coulait de source maintenant tout m'est travail et sueur bien inutiles si j'avais su si j'avais su... 16 mai 2012     や En l'air   trouver sans chercher des jours entiers les fesses en l'air à jouer avec les mots si... [Lire la suite]
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