23 août 2016

je n'aime pas ce mot -synesthésie

l'avantage oui non négligeable l'avantage pour le poète au moins un dans ce silence est de taper confusément dans la machinerie de ses pathologies des bruits de pas des gouttes sur le zinc tout ça c'est ses échos les lunes ses seules compagnes les vitrines la nuit son coeur nu avec sa langue il dénoue la brume les enveloppes des seins tout à l'arrière de la tête aux creux des lobes inconnus sa chimie rêve encore toujours          
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16 août 2016

être arrivé (nulle part)

il y a danger quand relisant mon poème du fond de ma gorge naît un discret mais assuré "c'est bien"
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16 août 2016

un été simple

j'ai joué j'ai fui j'ai joué à ne pas penser à ne pas écrire à marcher à faire comme si tout était simple   j'ai vu ce que vivent les autres une vie directe sans obsession de mots de chiffres des jours qui se lèvent et qui se couchent une lune et des étoiles sans métaphore du rosé à table le soir et des glacières pleines à midi des livres d'été lus avec des lunettes noires des bateaux des voiliers des piscines qui débordent des courses chez les épiciers espagnols des télés des écrans remplis d'athlètes et de... [Lire la suite]
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30 juillet 2016

dedans

de nuit comme de jour replié dedans les langues qui sortiraient n'effleureraient que les surfaces autant taire l'ensemble je ne rime plus pour rien  
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29 juillet 2016

coup d'épaule

Le documentaire sur mon poète de jeunesse se finit par : Poème testament   Foutez-moi à la mer mes amisMes amis quand je mourraiCe n'est pas qu'elle soit belle la mortEt qu'elle me plaise tantMais elle refuse les traces, les saletés, les croix, les bannièresElle est le vrai silence et la vraie solitudePour un peu de temps, celui qui me reste à vivreNous savons mes amis, que l'odeur qui règne autour des villesEst celle des cimetièresEt que le bruit des cloches est plus fort que celui du sangFoutez-moi à la mer mes amisIl y a... [Lire la suite]
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29 juillet 2016

figure littéraire

dans le coeur de la nuit je regarde Philippe Soupault et le surréalisme de Bertrand Tavernier je ne le connaissais pas j'écoute et je regarde le héros de ma jeunesse littéraire avec distance maintenant que j'ai vieilli et en même temps tout remonte  
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29 juillet 2016

comme un lecteur

"le livre de l'écrivain qui parle de lui comme un lecteur" on entend de tout à la radio l'écriture comparée aux jardins pas à la française pas à la française ces français qui ne veulent pas entendre parler de leur structure et qui glorifient pourtant le formalisme je reste sur les bords de la littérature tranquille jamais jugé car pas lu j'écoutais le précipité Cadiot qui découpait des grammaires encore un P.O.L. ça ne m'étonne guère je rêve du jour où -comme celui où on me proposerait palmes ou croix- ils me... [Lire la suite]
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23 juillet 2016

beaux canaux

    Rentrés d'Amsterdam, suis-je prêt à voyager maintenant ? Je défendais l'idée de la bêtise de voyager sur peu de jours, qu'il fallait s'exiler réellement, habiter ailleurs... pour masquer ma peur de l'inconnu...
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20 juillet 2016

ne pas être

     "Je sais tout cela, sauf comment ne pas être ce que je suis."      Phrase typique de Steve Tesich, sur soi, de la pâte peu définie de son style et qui pourtant fait mouche.
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19 juillet 2016

au noir

la nuit au centre une lente fuite au fond de moi
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