23 octobre 2018

Inflexion, Fabrice Farre

     Un vide après Dostoïevski, alors, j'attrape un livre qu'on m'a prêté ici, au soleil girondin, ça marche cette phrase de Fabrice Farre, avec ses rebonds, qui se déploie sur sept vers.   "Quand, adossé au mur, tu répètes tous les mots possibles aux petits soldats de terre, la raison éventre le sol en roulant, le corps en perte d'équilibre s'endort avec un alphabet d'où surgirait une vingt-septième lettre, une nouvelle inquiète nourrie par la crainte de la connaissance."
Posté par herve le derve à 12:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 octobre 2018

deux épilogues

j'ai fini de lire Crime et châtiment je suis un peu plus perdu qu'en y entrant ou qu'en n'y étant pas entré ou qu'en ayant vécu sans rien lire jamais j'erre  oh j'aurais erré pareil sans ce roman et ses deux épilogues
Posté par herve le derve à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 octobre 2018

à une lettre près

j'ai retapé les murs de la raison enfin j'ai essayé  sans outils du plâtre ancien avec mes doigts que je jetais qui collait un carnage blanc
Posté par herve le derve à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 octobre 2018

expressions du rire

Je ris je ris ce matin, des expressions, légères, légères... L'une d'elles par exemple est bien ri-go-lo-te : "Salué par la critique !" "Il est le peintre de Paris !"
Posté par herve le derve à 12:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
22 octobre 2018

JV au matin

     Hier soir, à Bordeaux avec les amis, parler écouter parler, poésie, monde, fourmis, vins, rien, tout...      Au petit matin, un cadeau à mon chevet, de la girondine allée avec le soleil, toujours la délicatesse. Mes yeux s'ouvrent, le chat semble sommeiller, moi me réveiller, je lis, je survole le lignes du livre, Livrés aux géographes, de Jacques Vandenschrick... "     Les trains de nuit, fonçant au flanc des provinces, tranchent les gares, wagons semblant de longs loups noirs en... [Lire la suite]
Posté par herve le derve à 12:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2018

poèmes courts à deux (14)

14 mot 14 : fuite   vague d'automne dans la sombre verdeur bat été en fuite   dans la tête le renouveau ...   *   les oiseaux du mur taches noires qui picorent le matin en fuite  
Posté par herve le derve à 10:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 octobre 2018

poèmes courts à deux (13)

13 mot 13 : atome   gravés sur la peau ces atomes d'enfance grain à grain fixés   glisse sur mes lèvres un petit sourire voilé   *   de la nuit au jour j'ai vu croître les atomes la levée des brumes
Posté par herve le derve à 10:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2018

la hauteur de souffrance

     A déambuler, dans la cathédrale Saint-André, beautés solaires, hauteurs...  
Posté par herve le derve à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2018

attente floue dans le public

     Et la veille encore, en soirée, à attendre le début du Roi se meurt de Ionesco, au Théâtre du Pavé, par la troupe des Vagabonds...     La pièce se révéla nouvelle encore pour moi qui l'avais lue, vue, plus d'une fois... la bonne profondeur ce soir-là...
Posté par herve le derve à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2018

dans Bordeaux

     Un petit matin, les brumes se levèrent comme nos yeux sur les façades...
Posté par herve le derve à 10:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]