16 décembre 2011

A ma femme endormie

     Dernier sizain d'un poème de Charles Cros, toujours lui pour moi, A ma femme endormie.   Moi je veille et je fais ces vers Qui laisseront tout l'univers Sans désastre et sans incendie ; Et demain, au soleil montant Tu souriras en écoutant Cette tranquille mélodie.
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11 décembre 2011

Profanation (Cros)

     Je puis vivre seul,     Car j'ai la peau dure.     Recouvre, linceul,     Cette pourriture.      Dernier quatrain de Profanation de Charles Cros.     Je dois avoir la peau moins dure... seul, j'évite, j'ai évité encore toute la journée...
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30 novembre 2011

vent ensablé

il n'est plus temps d'être raisonnable embrassons et le vent et le sable
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27 novembre 2011

mains araignées

sur les rives assis je suis l'ombre de vos mains araignées grimper sur mon col une patte dans ma bouche‎ j'ouvre doucement deux pattes elle en a après ma luette ?
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26 novembre 2011

l'enfer de loin

je me retiens par peur échaudé je regarde l'amour ce chien de l'enfer de loin je sais que tout peut me renverser canoë ou pas peur de la houle de ne pas respecter de n'être pas respectable des mots mon coeur des autres encore il y a tant à recoller chez moi
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09 novembre 2011

faconde et musardise

     Et de penser du même coup à deux vers traduits de Walt Whitman, dans Chant de moi-même, 1855 : Je m'éloigne comme l'air, je secoue ma chevelure blanche au soleil enfui, Je verse ma chair dans les remous, et l'entraîne en crêtes dentelées.        Et que dire de ce premier vers du même poème 52 du Chant ? L'épervier moucheté fond sur moi et m'accuse, il se plaint de ma faconde et ma musardise.
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09 novembre 2011

s'en est allé

     J'adore ces quelques mots en bleu. Tapant mon précédent message, quand je cherchais le titre et que j'ai choisi finalement "encore perdu", j'avais en tête "s'en est allé" puis les vers d'Arthur Rimbaud, "la mer allée"...   Elle est retrouvée. Quoi ? — L'Éternité. C'est la mer allée Avec le soleil.               L'éternité, mai 1872.  
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08 novembre 2011

décembre approche

     Des fois, en journée, je pense aux vers enfantins d'Alfred de Musset sur la solitude, dans La nuit de décembre... LA VISION- Ami, notre père est le tien.Je ne suis ni l'ange gardien,Ni le mauvais destin des hommes.Ceux que j'aime, je ne sais pasDe quel côté s'en vont leurs pasSur ce peu de fange où nous sommes.Je ne suis ni dieu ni démon,Et tu m'as nommé par mon nomQuand tu m'as appelé ton frère ;Où tu vas, j'y serai toujours,Jusques au dernier de tes jours,Où j'irai m'asseoir sur ta pierre.Le ciel m'a confié... [Lire la suite]
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30 septembre 2011

tout le reste est littérature

De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.      Les vers montent, dégringolent. Puisque la musique m'a pris depuis hier soir, continuons avec ces vers de Verlaine, L'Art poétique, 1874. Qui a dit que je n'appréciais pas trop Verlaine ?
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30 septembre 2011

après l'Apollonide

sur le boulevard après l'Apollonide les mains se sont crispées l'air s'évaporait j'ai cru tourner de l'oeil les pleurs contenus les pieds cherchant le sol trop bas m'on ramené comme des chiens d'aveugles
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