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Sine linea
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22 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (18 : Zbyněk Hejda)

La nuit La nuit? Le désespéré s'agite dans la chair rose du ventre. Sous les doigts durcissent les roses mamelons. Et tes doigts qui, chérie, avec douceur dévêtent ma verge. Des joncs de jouissance poussent à travers le corps, même les os jouissent, chantant....
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23 janvier 2019

revue Vol

Une nouvelle revue poétique est née ! Elle s'appelle VOL ! Sobre, à l'ancienne, dixit Abel qui l'a montée, comme dans les années du début du vingtième siècle. On a évoqué Picabia ce soir autour d'un verre, de Mallarmé, De Pey, de nos amis poètes, de la...
30 janvier 2019

à dire

Durant ce temps la mer et la lagune de prennent se pénètrent près de cet amas d'algues vivantes. Chacun médite dans sa barque. Pas le silence mortifère de l'eau haute. Rien qu'un désert liquide. Une sorte d'état provisoire, cela nous le savions tous !...
13 décembre 2018

Il a dormi

Je regardais à nouveau le film de Salvadori, Dans la cour , très beau ! Et ce poème de Carver lu par l'acteur, tout aussi ! Sleeping He slept on his hands. On a rock. On his feet. On someone else’s feet. He slept on buses, trains, in airplanes. Slept...
16 décembre 2018

pioche en poésie tchèque (41 : Petr Halmay)

Télévision La pluie tombe sur les prés autour des HLM. Ses grésillements résonnent, on dirait un téléviseur. La journée clignote comme une cigarette entre les dents de la ville. Comme un cri, un craquement d'allumette - ainsi naît cet instant. "Prends...
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11 décembre 2018

pioche en poésie tchèque (36 : Tomáš Frýbert)

La disparition des boutons de Rimbaud (et l'horrible pesanteur d'un après-midi d'août en banlieue parisienne) Le poids des habitants-du-dessus Expulse le gaz de mon corps Vers les brèches dans les couronnes Des arbres alentour Il ne manque que l'arrière-grand-père...
7 décembre 2018

dans la forêt des songes piétinés

en passant je l'ai pris en passant sur une table une table de nouveautés peut-être une table avec des livres comme jetés je partais les bandes dessinées sous le bras de celles qui vous font respirer entre les grands livres il n'y avait pourtant pas vraiment...
17 septembre 2018

lettre à E.

tu espères dis-tu que le reste sera à la hauteur du début ? à la hauteur de l'herbe du camping oui ! tu as aimé le début de - deux jours d'orage trente-deux poèmes - vrai ? chouette alors ! aujourd'hui j'ai reçu le BAT (Bon A Tirer) pour le poème "la...
3 octobre 2018

- deux jours d'orage trente-deux poèmes - (27) (recueil de poèmes : août 2018)

15 je repense sans cesse à Thierry Metz rédigeant dans ses carnets L’homme qui penche lors de ses deux séjours terminaux en Gironde à la phrase sèche et libre à la poésie verticale qu’il lisait et quand ce n’est pas à lui que je pense c’est à cet écrivain...
4 décembre 2018

pioche en poésie tchèque (29 : Zeno Kaprál)

Les mots Les mots se balancent sur les vagues, j'en parle dans mes vers et je sens la fatigue. Comme je déteste tout état de fatigue et combien je trouve les mots fatigants. Surpris à souhaiter que je sois sans paroles, que par des gestes seuls j'annonce...
1 décembre 2018

et vu et lu... novembre (2)

Lu et vu du 15 novembre au 30 novembre, plus de H plus j'aime, moins de H moins j'aime... Alef Thau, bande dessinée, 8 tomes, de Jodorowsky et Arno : HH Les foudroyés, court métrage d'Éric Bergeron : HH En liberté, film de Pierre Salvadori ; HH(H) Revoir...
30 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (26 : Jan. Jan Novák ?)

(L'oreille est une souffrance. Clairs-obscurs. Infidélité. Mardi.) Tes globes oculaires : deux rames dans une mie de pain chaude, rien n'est plus ténébreux. Dans la hiérarchie de la solitude, même cette bandelette de peau entre le nôtre et le mien n'est...
28 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (24 : jiří gold)

tu ouvres la fenêtre sur le jardin en appelant d'une voix opaque : les yeux remplis d'arbres cassés de traces dans la boue de parterres piétinés et d'une pluie incessante tu ouvres la fenêtre sur le jardin ridé au soleil par le vent : le reste est avant...
27 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (23 : Viola Fischerová)

Et ses chemins ne mènent plus mais les jours tombent si brutalement à genoux devant le mur au bout du jardin où la pierre figée restitue chaque soir la clarté chaleureuse sèche de l'enfance qu'elle a maudite et de la maturité qu'elle ne soupçonnait guère...
26 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (22 : Jiří Pištora)

Gaieté Bon, comme vous voulez, il n'y a pas de destin, d'accord. Comme il n'y a pas de signes au ciel, pas de paix dans le chenil. Heureux et digestibles, de la panse au bonnet et du bonnet au feuillet. Quelle chaleur. Et qui ose demander pour combien...
25 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (21 : Ivo Vodseďálek)

Vous ne vous attendiez pas à ce que j'arrive si tôt Votre petite ville de province m'accueillait par ses ruelles abruptes par où de la gare je me précipitais chez vous Vous étiez au jardin lisant dans une chaise pliante votre père se tenait à la fenêtre...
31 octobre 2018

et vu et lu... octobre (2)

plein de belles choses depuis mi-octobre : quand je mets un seul h : très bof, un H pas terrible, 2 HH bien, 3 HHH super, 4 HHHH extra ! Blast, tomes 1, 2 et 3, BD de Larcenet : HHHH Adieu au langage, film de Godard : H Entretien avec Jean-Luc Godard,...
4 janvier 2018

האיש שלא פסק לישון

Je suis surtout marqué par la disparition de ce grand écrivain : Aharon Appelfeld, dont je n'ai lu jusqu'à présent que le si beau : Le garçon qui voulait dormir , publié en 2011, par les éditions de L'Olivier. Texte incroyable où l'enfant survivant des...
4 janvier 2018

drôle d'hommage

Allez, je re-publie ma chanson pour midinette que j'avais écrite, pour dire tout ce que je n'appréciais pas vraiment chez P.O.L.. J'ai lu quelques-uns des livres du catalogue, et combien de fois ai-je été déçu par la légèreté de l'ensemble ! Ceci dit,...
15 novembre 2018

pioche en poésie tchèque (12 : Vratislav Effenberger)

L'échelle Quand il fait nuit et que les toits sont brûlants nous sommes alors vieux plus vieux que les tonneaux remplis de chaux qui se sont précipités pour accueillir la lune froide cependant la sagesse dont ils renferment le secret se dresse contre...
2 janvier 2018

mémoire floue

J'avais vu une pièce mise en scène par Jacques Lassalle à Toulouse, j'ai oublié où, j'ai oublié quoi, un texte grec je pense. Avant ou après la pièce, il est venu sur scène, il a dit notamment qu'il était touché qu'Arianne soit dans la salle, je me suis...
2 janvier 2018

Poèmes à J. (7)

7 dubbi e fugaci j’ai profité de tes frissons à sept heures du matin pour te caresser l’épaule gauche avant que tu files à ton coffre chercher pull et veste je t’ai regardée courir dans les restes de la nuit dans ta robe de fête et j’ai pensé à Nikita...
9 décembre 2017

en vrac

Commencé à rédiger un récit, en vue d'un roman plus fleuve que d'habitude. Un peu le bordel, pas fini de retravailler la présentation de mes trois projets de bande (non) dessinée, ni d'adapter la septième nouvelle de Maupassant, de finaliser le projet...
16 décembre 2013

sur l'enfance, des films

Des jours bénis, à travailler sur un film ! Aujourd'hui, Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitin. J'ai pensé pendant la journée à plein d'autres films "d'apprentissage". Notamment au vieux Allemagne année zéro de Roberto Rossellini en 1948. En contrepoint....
16 décembre 2013

même procédé, proportions gardées...

C'était il y a vingt ans... J'écrivais comme ça, c'est Borges qui m'y a fait penser... à dire qu'il est le feu qui le dévore... Dans ma chute, j'étais chutant et l'air aussi... Borges m'a fait penser à moi, honte bue toute ! Juste le même principe, la...
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