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Sine linea
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7 décembre 2012

De la greffe, de Cédric Bernard (nouvelle 1 du partage d'écritures 3 : le thème nous cherche)

"Il est vain d'écrire sur des thèmes choisis. Nous devons attendre d'avoir allumé une flamme dans notre esprit. Il doit y avoir une force reproductrice et génératrice de l'amour derrière chacun de nos efforts pour réussir. La décision froide ne donne...
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7 décembre 2012

Les mots savent, de Hervé le dervé ( nouvelle 2 du partage d'écriture 3 : le thème nous cherche)

Les mots savent "Il est vain d'écrire sur des thèmes choisis. Nous devons attendre d'avoir allumé une flamme dans notre esprit. Il doit y avoir une force reproductrice et génératrice de l'amour derrière chacun de nos efforts pour réussir. La décision...
4 décembre 2012

cadavre en sursis

je vais te tordre en mes mains pauvres mais brûlées et vieillies à ton contact d'un coup je dois te lâcher vite je vois mes os qui percent te lâcher je le savais ma petite succube à vouloir te serrer je le savais ma peau en lambeaux tu ris tu ris et mon...
3 décembre 2012

la fin du poème à venir

Plus que quatre extraits du poème fleuve de Pessoa, quel dommage, tout a une fin, comme il le dit lui-même dans l'extrait du jour... Il mourra, et je mourrai. Il laissera son enseigne, et moi des vers. A un moment donné mourra également l'enseigne, et...
1 décembre 2012

attendre sans attendre

Piocher dans les textes des autres plutôt que dans sa tête, c'est plus simple et moins profond. Attendre tranquillement, mais pas trop, tout remontera à temps, de toute façon. La panique nous bloque dans le retour des mots, tout comme la trop grande confiance...
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30 novembre 2012

tête-de-turc du leurre

Ma vie est un drôle de trou, entre Corbière, Pink Floyd, Pessoa, mes peurs, Akhenaton... A l'éternel madame Mannequin idéal, tête-de-turc du leurre, Eternel Féminin ! ... repasse tes fichus ; Et viens sur mes genoux, quand je marquerai l'heure, Me montrer...
30 novembre 2012

to be...

À Hamlet, prince de Danemark. Margaretha, ma bien-aimée, or donc voici Ton crâne. Quel poli! l’on dirait de l’ivoire. (Je le savonne assez, chaque jour, Dieu merci, Et me permets d’ailleurs fort rarement d’y boire.) Te voilà!… Dans ces deux trous, deux...
26 novembre 2012

maux de vivre

Là, las, tralala, quel ennui de se répéter ainsi ! Je me retiens, si vous saviez ! Je me dis toujours en-dedans "Distrais-les un peu, raconte des blagues, écris des poèmes, fais les rêver ! au lieu de les assommer avec tes maux de vivre, ton incapacité...
26 novembre 2012

la rhétorique de la muse m'amuse

A 8h25'15" le 25 novembre 2012, en conduisant pour me rendre à l'hôpital voir mon père, une phrase est montée, d'elle-même, comme une bulle aux contours plus affirmés que ce que je pouvais imaginer. Je la tourne et la retourne sous ma langue, la presse...
22 novembre 2012

pour rien

j'avais cru lire pour rien au sein des sourds et aveugles que ces mots mirifieraient mes seules peurs et défenestrations quotidiennes j'avais cru vivre pour rien coeur errant inutile arille stérile palpitant pour la forme au sein des aveugles et des sourds...
22 novembre 2012

âme et parole en arille

Difficile d'écrire après Pessoa. Ce poème me renverse gentiment chaque minute. Comme... Comme quand j'ai lu pour la première fois, dans une virginité vertigineuse, La Légende de Novgorode , Les Pâques à New-York , Prose du Transsibérien et de la petite...
22 novembre 2012

renversé comme quand...

Difficile d'écrire après Pessoa. Ce poème me renverse gentiment chaque minute. Comme... Comme... Je cherche un comparant... Comme quand dans la vie j'essaie de suivre le rythme et la volupté de mes partenaires sensuels. Comme quand l'extase de dépasser...
22 novembre 2012

version originale strophe 3

Estou hoje vencido, como se soubesse a verdade. Estou hoje lúcido, como se estivesse para morrer, E não tivesse mais irmandade com as coisas Senão uma despedida, tornando-se esta casa e este lado da rua A fileira de carruagens de um comboio, e uma partida...
20 novembre 2012

langue et gueule de bois

Il avait même écrit un livre pour dénoncer la langue de bois en politique ! C'est dire les qualités extrêmes de l'homme qui à quarante-huit ans navrait l'ensemble des habitants de son pays avec ses blagues sur les pains au chocolat chipés et sa découverte...
7 décembre 2012

Bureau de Tabac (18) Pessoa

L'homme est sorti du bureau de tabac (n'a-t-il pas mis la monnaie dans la poche de son pantalon?) Ah, je le connais: c'est Estève, Estève sans métaphysique. (Le patron du bureau de tabac est arrivé sur le seuil.) Comme mû par un instinct sublime, Estève...
4 décembre 2012

Bureau de Tabac (15) Pessoa

Mais un homme est entré au Bureau de Tabac (pour acheter du tabac ?) et la réalité plausible s'abat sur moi tout soudain. Je me soulève à demi, énergique, convaincu, humain, et je vais méditer d'écrire ces vers où c'est l'inverse que j'exprime. J'allume...
29 novembre 2012

Bureau de Tabac (10) (Pessoa)

(Toi qui consoles, qui n'existes pas et par là même consoles, ou déesse grecque, conçue comme une statue douée du souffle, ou patricienne romaine, noble et néfaste infiniment, ou princesse de troubadours, très-gente et de couleurs ornée, ou marquise du...
28 novembre 2012

Bureau de Tabac (9) (Pessoa)

(Mange des chocolats, fillette ; mange des chocolats ! Dis-toi bien qu'il n'est d'autre métaphysique que les chocolats, dis-toi bien que les religions toutes ensembles n'en apprennent pas plus que la confiserie. Mange, petite malpropre, mange ! Puissé-je...
27 novembre 2012

Bureau de Tabac (8) (Pessoa)

Esclaves cardiaques des étoiles, nous avons conquis l'univers avant de quitter nos draps, mais nous nous éveillons et voilà qu'il est opaque, nous nous éveillons et voici qu'il est étranger, nous franchissons notre seuil et voici qu'il est la terre entière,...
26 novembre 2012

Bureau de Tabac (7) (Pessoa)

Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fût-ce à bon droit, qu'il peut le conquérir. J'ai rêvé plus que jamais Napoléon ne rêva. Sur mon sein hypothétique j'ai pressé plus d'humanité que le Christ, j'ai fait en secret des philosophies...
25 novembre 2012

Bureau de Tabac (6) (Pessoa)

Que sais-je de ce que je serai, moi qui ne sais pas ce que je suis ? Etre ce que je pense ? Mais je crois être tant et tant ! Et il y en a tant qui se croient la même chose qu'il ne saurait y en avoir tant ! Un génie ? En ce moment cent mille cerveaux...
24 novembre 2012

Bureau de Tabac (5) (Pessoa)

J'ai tout raté. Comme j'étais sans ambition, peut-être ce tout n'était-il rien. Les bons principes qu'on m'a inculqués, je les ai fuis par la fenêtre de la cour. Je m'en fus aux champs avec de grands desseins, mais là je n'ai trouvé qu'herbes et arbres,...
21 novembre 2012

Bureau de Tabac (2) (Pessoa)

Fenêtres de ma chambre, de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée (et si l'on savait ce qu'elle est, que saurait-on de plus ?), vous donnez sur le mystère d'une rue au va-et-vient continuel, sur une rue inaccessible à toutes les pensées,...
20 novembre 2012

phrases dressées

Il m'arrive de relire des textes au hasard sur le blog, intrigué par des titres que je ponds quotidiennement sans savoir plus ce qu'ils recouvrent. L'étonnement est souvent au rendez-vous. J'écris vite, j'essaie de ne pas me retourner, d'enchaîner les...
18 novembre 2012

la cantate du collant

Quelle sensation ! Je termine ma sortie longue de course à pied, 1h20 dont 20 minutes rapides et me trouve devant l'église Saint-Exupère où je sais mes trois enfants écoutant "la cantate sans filet" avec leur mère. J'entre, avec ma tenue bariolée et les...
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