29 avril 2019

tarification du néant

j'étais dans un coin le monde sur mes genoux et défilaient les bannières et les sexes ouverts   j'étais par terre allongé sur ma mort entre deux râles orchestrés   la main sur ma carte bleue dans l'écran bleu
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28 avril 2019

lo scoglio

Comme la vague qui recouvre l'écueil, sur ce front qui m'est cher déferlait mon amour - et je ne savais si jouissance ou douleur en recevait l'écueil.   Sandro Penna   J'ai lu et relu plusieurs fois ce court poème, j'ai dû le décomposer en différents morceaux pour le saisir, il me parlait sans que je le sache pourquoi hier, devant la boîte à livres où je devais rendre le recueil. Dans ma tête, ça faisait à peu près comme ça :   bon alors quoi pourquoi ces deux écueils en début et fin de poème comment on... [Lire la suite]
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27 avril 2019

les ombres du feu

Il faudrait écrire sur les lézards, sur les ombres du feu, les femmes se promènent avec des colliers de perles de pluie, écris dessus, sur les perles, pas sur les femmes qui sont peintes jusqu'au micron (...) Viktor Sosnora, tiré de : Poètes russes d'aujourd'hui, anthologie bilingue, La Différence.
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20 avril 2019

dans la voiture, à l'arrêt (4)

tes inventions portent toujours en moi les cliquetis purs de nos os noués trente ans plus tard je mesure presque l'arête de tes mensonges dépliés à l'aune de ta disparition inévitée   16 avril 2019
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19 avril 2019

dans la voiture, à l'arrêt (3)

tout me semblait avenir alors tes doigts qui m'ouvraient à la vie ta peau pressée sous le jet des pleurs ton passé même à coups de viols tout dessinait les puissances à punir   16 avril 2019
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18 avril 2019

celui-là

Un jour Un jour je m’attendais moi-même Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes Pour que je sache enfin celui-là que je suis Guillaume Apollinaire
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18 avril 2019

le silence placé

j'écoute Satie à l'orée d'un poème qui ne veut pas sortir les silences entre la musique et les mots rentrés me touchent comme un vent délicat j'éviterai avec un peu de chance l'insulte faite aux vers ce soir oui une chance
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18 avril 2019

dans le couloir, le seul

     Je piochais dans "Mathématique générale de l'infini" de Serge Pey, à reprendre un peu la lecture des dizaines et des dizaines de ses bâtons... Les images sont montées en tête et en gorge, rythmées, libres et folles...      Des définitions des nuages, de l'air, du vent, loin et proche de Baudelaire à la fois, dont celle-ci : "Le vent est un oiseau qui fonde une théorie de l'air dans un seul couloir" Serge Pey
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18 avril 2019

dans la voiture, à l'arrêt (2)

le vent a tracé l'arc de ta hanche sur la mienne à la hauteur de nos herbes foulées et de mes dix-huit ans aspirés par tes lèvres dévorantes   16 avril 2019
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17 avril 2019

dans la voiture, à l'arrêt (1)

je rêvais d'une phrase sans espace ni entre les doigts ni entre les mots quand la nuit commençait à prendre le pourtour de tes seins   (16 avril 2019)
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