Sine linea

25 avril 2017

âmes jointes

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L'Heure bleue de la grande Laure Adler qui reçoit l'artiste Ernest Pignon-Ernest, et regarde en même temps son travail ! Beau !

     Nous avons les mêmes références, Pasolini, Desnos, Aragon... Un ami inconnu, encore un, des âmes jointes !

 

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24 avril 2017

l'homme aux mille Moselle

     J'entre dans la salle de cinéma sans savoir comme d'habitude de quoi il en retourne. Je ne savais même pas que c'était plutôt un documentaire ! L'homme parle en voix-off, je pense à Cavalier, à ses petits films bricolés, et aux miens, pareils, où j'interrogeais le monde en filmant les boutons du manteau long de Corto Maltese punaisé au mur avec ma caméra de l'époque, Sony, système D8... Du cousu main, de la réflexion humaine sur le temps, sur les lieux sur les idées, sur les habitants, sur le sens... J'ai pensé un temps au fantastique film de Godard sur Lausanne (Lettre à Freddy Buache), et puis non, c'est différent des Cavalier, Godard, Depardon, Varda, Rouch... C'est beau, intime, intelligent, proche des gens, complexe, simple, riche, pauvre, tout ça dans une ville que j'ai connue un peu, dans la région d'une partie de ma famille, je me revoyais dans ces rues, mélangeant tout, Merlebach, Saint-Avold, Sarrebruck...

     Je veux parler du film : Retour à Forbach de Régis Sauder, allez-y en ses temps d'élections ! Combien fera-t-il d'entrées ? C'est comme les candidats à la marge... Cela m'est égal, le film pénètre profondément l'âme, au-dessus de la mêlée, je dirais dedans et au-dessus de la mêlée, c'est ça qui fait sa force ! Merci d'être si proche et de questionner encore et encore la société, tout a un sens si l'on se donne la peine de chercher, d'ouvrir les yeux...

 

Jean-Luc Godard - Lettre à Freddy Buache (1982) from gazelluloid on Vimeo.

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coulant

     Dur de se reconnaître à travers ses contemporains, en soi. Les grands mouvements de foule, la poudre aux yeux, l'ennui profond des discours creux... J'ai déposé l'enveloppe dans l'urne avec tellement de contradictions, comme on prépare sa corde, en espérant au fond qu'on ne saura pas bien faire le noeud...

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23 avril 2017

dans leurs ailes noires

     Un étonnement, un amusement, une distraction à lire Le Gang de la clef à molette d'Edward Abbey (traduction de Jacques Mailhos). Parfois difficile à suivre, précis, barré, libre, ironique, sérieux, dingue !

"Bien que mitigée d'une pointe de solitude, d'un-je-ne-sais-quoi de triste, cette sensation de liberté était très exaltante. Le vieux rêve de l'indépendance totale, de n'être redevable à nul homme et nulle femme, flottait sur ses jours comme les volutes d'un rêve fumeux, les illuminait comme un nuage étincelant au rebord noir d'orage. Car même Hayduke sentait, lorsqu'il regardait les choses en face, qu'une solitude extrême pouvait pousser à l'aliénation. Qu'il fallait être fou pour vouloir vivre radicalement seul. Quelque part dans les profondeurs de la solitude, au-delà de la liberté et de la sauvagerie, gisait le piège de la folie. Même le vautour, cet anarchiste à cou rouge et ailes noires, la plus indolente et la plus arrogante des créatures du désert, même le vautour aime se retrouver le soir en compagnie des siens pour bavarder une peu, perché sur les plus hautes branches de l'arbre le plus mort des environs, tous courbés et drapés dans leurs ailes noires, à caqueter de concert comme un conciliabule de prêtres comploteurs. Même le vautour - pensée ahurissante - connaît l'appel du nid, s'accouple quelque temps, couve une poignée d'oeufs, fait des petits."  

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les plaisantristes

C'est un aquoiboniste
Un faiseur de plaisantristes
Qui dit toujours à quoi bon
A quoi bon

Serge Gainsbourg

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22 avril 2017

il n’y a pas de lettres sur les pages des livres...

    Entendu à la radio pendant que j'informatisais mes planches :

Mes amis n’ont pas de visage,
les femmes sont ce qu’elles furent il y a déjà tant d’années,
je ne sais si ce coin de rue a changé,
il n’y a pas de lettres sur les pages des livres.

Tout ceci devrait m’effrayer,
Mais c’est une douceur, un retour,
des générations de textes qu’il y a sur la terre,
je n’en aurai lu que quelques-uns,
ceux que je continue à lire dans la mémoire,
à lire et à transformer…
l’amour partagé, les mots,
Emerson et la neige et tant de choses.

Maintenant je peux les oublier.
J’arrive à mon centre,
à mon algèbre et à ma clef,
à mon miroir.

Bientôt je saurai qui je suis.

Jorge Luis Borges

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21 avril 2017

l'abeille au coeur

ce filtre à mots

douceurs de ces choix 

qui n'en sont pas

ouvert aux voix qui décident

le miel coule de mes doigts

 

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un souvenir à venir

la Garonne charriait les troncs d'arbre

à ma fenêtre

je ne savais pas encore que je songerais 

à mes morts à venir

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sans titre ni poème

manquerait plus qu'un poème

se niche dans les creux

un retour de mots puissant

le genre qui te perd dans le bleu

la nuit qui descend

la vie comme un charme

tout lentement

comme un coup de foudre au ralenti

 

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l'attente du creux

     Je n'ai pour l'instant pas la sensation du creux vertigineux après avoir achevé mon roman, peut-être parce que l'oeuvre ne sera complète qu'avec les dessins, peut-être parce que je n'ai pas fini de tout informatiser, je ne sais pas. J'ai envie de plein d'autres oeuvres en même temps ! Proches et lointaines de moi, les deux, en bande dessinée encore ! La renaissance depuis Angoulême se poursuit !

 

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