Sine linea

24 mai 2017

à la mer

     Imprimé mon grand projet de bande dessinée, relié, six exemplaires prêts à partir lundi ou mardi vers mes dessinateurs adulés. Six refus à venir, yes !

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Rodin, bof bof

     Rodin de Jacques Doillon, me voilà perplexe. Des scènes m'ont pris, sensuelles, humaines, mais pas le film sur la durée. Lu quelques articles, j'en partage quelques avis. Cela m'ennuie, j'aime Vincent Lindon dans : La Crise, Fred, Le Septième ciel, Selon Charlie, Welcome, Quelques heures de printemps. Dans Journal d'une femme de chambre de Benoît Jacquot, il était inégal. C'est à partir de ce film que j'avais repéré que sa diction manquait de clarté. Je l'avais attribué à un mauvais son, mais chez Jacquot, non, ce n'était pas un mauvais son. J'avais pensé aussi à une interprétation volontairement particulière de cet homme particulier, mais après Rodin, je pense simplement qu'il n'articule pas assez. Cela m'ennuie vraiment de remarquer cette faiblesse, cet acteur étant si plein, humain, entier ! Dans la salle, la gêne s'installait. Chez Doillon le son est souvent limite, direct, mais je n'ai pas trouvé sur ce film, quoiqu'avec la diction elle aussi limite par moments d'Izïa Higelin, je me suis quand même questionné. La critiquer m'ennuie également, je l'ai trouvée touchante, vivante, contrairement à Rodin... Je pense que le film repartira de Cannes sans rien et cela me conviendrait même si j'ai déjà exprimé ici à plusieurs reprises la stupidité des prix. Je ne reviendrais pas sur Doillon, que j'ai du mal à cerner et à apprécier, malgré des fulgurances dans certaines scènes (Le petit Criminel)...

     Bref, je me questionnais pendant le film, mauvais signe, pourquoi revenir sur cette histoire tarte à la crème, pourquoi ces scènes longues et répétitives... Je pensais au très bon film Mr. Turner de Mike Leigh, au très bon Timothy Spall qui jouait le peintre, à ses excès dans le jeu, son ton bourru, sa langue incompréhensible, mais tout passe avec force !

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22 mai 2017

de l'idiotie comme pédagogie !

     Je me suis régalé à lire le Mémoire de Master MEEF Arts Plastiques de mon jeune collègue : Boris Boyon intitulé : IDIOTIE(S) !

     Malin, questionneur, accrocheur, provocateur, absurde, idiot, intelligent... Tant de références m'ont parlé ! Jouannais, Rosset, Deleuze, Rancière, Sorin...

     Ah, du sang frais cette année, en politique (je blague !) et en éducation !

     Merci l'ami !

Tiens, cette photo, preuve de ma lecture attentive !

 

 

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21 mai 2017

courtoisie

- Et ça, qu'est-ce ?

- Ah ça ? Ma voiture de courtoisie ! Une conductrice a fait marche arrière et a brisé ma voiture, on me la prête celle-ci...

- Et ça, qu'est-ce encore ?

- Ah ça ? Mon téléphone de courtoisie ! J'ai oublié l'ancien dans l'habitacle du camionneur qui m'a pris en stop pour Toulon...

- Et ça encore, qu'est-ce donc?

- Ah ça ? Mon amie de courtoisie ! Quand ma femme est partie sans se retourner, je l'ai trouvée, fleur ouverte, coquelicot doux sur mon chemin, sur le quai de la gare du train parti sans vapeur ni signes de la main...

- Et ça, mais enfin, encore une courtoisie ?

- Ah ça ? Non, non, du tout, ça devait être un poème mais il n'en reste que cendres et questions, un monologue de plus, de quoi nourrir les nuits de lune pleine...

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marche de galets

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chemin de lumière

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20 mai 2017

joie : Camille en concert

Et voilà que je fais
Une fontaine de lui
Et voilà que je suis
Une fontaine de lait

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s'adapter

     Commencé à rédiger l'adaptation de mon roman en bande dessinée ! 4 planches ! Plaisir sans bornes, je peux changer ce que je n'aime pas dans les phrases, je peux rajouter, couper, amputer, additionner, critiquer, barrer, je me concerte juste un peu avant !

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12 mai 2017

ταὐτολογία

     Je reprends la citation du fb de l'amie girondine de Jules Supervielle, quelle rondeur que cette phrase, la boucle embouclée, les points de vue échangés, la définition de soi en autre-pas-vu, soi pour soi !

 

Quand nul ne la regarde
La mer n'est plus la mer,
Elle est ce que nous sommes
Lorsque nul ne nous voit.

 

     Rien dans cette phrase ne semble remarquable, pourtant tout coule de source. Les répétitions d'être (3), les tautologies au centre (vers 2 et 3), les deux subordonnées de temps qui encadrent les tautologies (vers 1 et 4), l'analogie entre la mer et nous, non vus. Être soi, en soi, dans l'infini de soi, dans une vague de soi.

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Beyond the mountains and hills, (titre original: Me’ever Laharim Vehagvaot)

     Eran Kolirin écrit et réalise cet étrange film. On glisse avec lui dans les silences, l'impossibilité de dire, les secrets de chacun, entre l'enfermement et la folie, la sécheresse à couper au couteau, un lent étouffement. Dans ces pertes, on se retrouve tous faibles et coupables, et on rêve, on rêve que ce n'est pas nous, qu'on ne se coule pas dans ce silence et ces actes. Et pourtant si, on s'y reconnaît, on avoue tout ça muettement.

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