21 avril 2018

comme Perceval de la forêt

Je viens de lire à cheval sur la nuit tombée et le jour neuf L'homme qui penche de Thierry Metz, comme cela m'avait pris avec le tourbillon de la lecture de Marguerite Duras, le même cheval, la même nuit de galop, La Douleur. J'ai bientôt quarante-six ans, j'ai passé ma vie dans la poésie, et je ne le découvre que maintenant. Quand j'ai adapté Maupassant, je regardais ses quarante-trois ans que je venais de doubler, me disant, sous la puissance du nombre, que j'avais franchi cette passe. Cette semaine, j'avance doucement dans mon... [Lire la suite]
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20 avril 2018

Vrac (être poète) (222)

Être poète, c’est ignorer, pauvre vecteur, que c’est la souffrance qui s’enfante.
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19 avril 2018

Vrac (être poète) (221)

Être poète, c’est oser préférer ses petites écritures d’être poète, à celle alambiquée du Maître : « Être poète, c’est avoir de l’appétit pour un malaise dont la consommation, parmi les tourbillons de la totalité des choses existantes et pressenties, provoque, au moment de se clore, la félicité », finir de taper ces lignes, et changer d’avis.  
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18 avril 2018

Vrac (être poète) (220)

Être poète, c’est croquer les croûtes et saigner encore.
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17 avril 2018

Vrac (être poète) (219)

Être poète, vivre en catachrèse.
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16 avril 2018

Vrac (être poète) (218)

Être poète, c’est quand l’anthologie des pensées non dites s’entend dire : « C’est tout ? ».
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15 avril 2018

Vrac (être poète) (217)

Être poète, c’est dérober toutes les lettres du vide.
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15 avril 2018

je suis là et j'attends je n'ai pas pu résister plus longtemps je t'ai envoyé un message j'attends que l'écran s'allume je lis à l'avance tes mots embarrassés de refus je lis les yeux davantage sur l'écran que sur la page "j'écris avec des mots qui boxent, car je n'ai pas de santé" je lis   picore rien ne reste les mots se succèdent juste s'effacent presque "Vu ma faiblesse, j'ai décidé de flageller phrase après phrase." je suis presque bien dans cette toile j'attends l'épeire diadème la piqûre la morsure la... [Lire la suite]
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15 avril 2018

en bouche

je suis là encore ton thé vert du Japon en bouche je pense à toi l'impression de m'être retenu cent jours pour t'appeler non à peine deux je ne saurais plus passer par cette machine être remué lessivé blanchi l'amour comme un souvenir de douceur lointain un goût de rêve genmaicha yama
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14 avril 2018

Vrac (être poète) (216)

Être poète, dans les collines, blottis, attendant l’ordre du capitaine des Névons.
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