17 mai 2016

recueil : "en mí duras y en mí te desvaneces", 5 : nos vies écartées

il n'y a jamais rien eu d'autre que ce bout de jardin que les enfants à quatre pattes progressantles tortues en fuite retrouvées sous la tondeuse du voisin la vie grouillante les cris des enfants se poussant sur le trampoline la bois à couper d'été comme d'hiver les travaux infinis la pierraille à vider de la terre pour que croissent les trois tomates cerises annuelles notre lit défoncé de caresses la fatigue des retours du travail tous les sentiers pris à courir face aux vents aux chevaux et aux ruisseaux les poèmes écrits dans la... [Lire la suite]
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15 mai 2016

pépite de Ponge

      La nuit parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombres.
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14 mai 2016

la vie transparente

assez vu       le souffle court             les yeux blancs                   sur la rive                         j'entends les tambours     je disparais dans les nuages des flots
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10 mai 2016

dans la brume

j '   a   i          é   t   i   r   é l     a          b   r   u   m   e    au point de ne plus me voir faussement   apaisé   caché s   e   u   l   e   m   e   n   t
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10 mai 2016

ce qui ? ce qu'il ? je ne sais jamais...

     Entendu sur France culture, quelque chose comme :     "et la cage de nos côtes est ce qui nous reste pour monter jusqu'au ciel"     d'une poétesse... Laurence Nobécourt, Le Poème perdu.     Sinon, un peu décousu, répétitif, mais je ne connais pas du tout, les images un peu lourdes, références trop tendues, se laisser porter, pas facile...
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10 mai 2016

novlang

     Regardé le clip de Booba, et puis je me suis demandé ce que voulaient dire les paroles incompréhensibles qu'entendaient mal mes oreilles bourgeoises... Si vous savez traduire la chanson qui suit, merci de m'aider ! En tout cas, aucune moquerie, de bonnes choses dans cette chanson...      Le titre déjà, sens,  Walabok ?   Walabok Ta mère la Visigoth Walabok, walabok S’tu tombes sur moi, tu tombes sur un os Prie pour que ton grigri t’donne de la force Tu n’arriveras... [Lire la suite]
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08 mai 2016

mots méprisés

"Lorsque vous susciterez chez les autres un mélange de pitié effrayée et de mépris, vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Vous pourrez commencer à écrire." Michel Houellebecq. (après tout ce que j'ai égratigné l'écrivain, une petite citation, ça passe...)
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08 mai 2016

pour ne rien dire

     J'ai eu un pincement en forme de supplice en prétendant préférer voussoyer le vide plutôt que tutoyer les sommets - et j'ai pris goût à cet échec inversé.
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07 mai 2016

trahison à bout de souffle

     Les Amants de Caracas de Lorenzo Vigas, un film où le spectateur doit se construire l'histoire, rien n'est dit, tout en ellipse, dérangeant, lent, hypnotique ! A la bande-annonce, j'étais parti sur tout à fait autre chose !
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05 mai 2016

quel est ton nom Fernando ?

le seau vidé toujours en tête ses images remontent la nuit les masques qu'on ne peut enlever les portes absentes des murs ses mots tournent en moi et les miens creusent le sillon de mes pertes tues
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